Contemporain

Quitter le monde – Douglas Kennedy

9782266199964

Douglas Kennedy est un auteur dont les livres me faisaient très envie, et pourtant je n’en avais encore lu aucun. J’ai donc procédé à ma découverte de l’auteur avec Quitter le monde, qui me semblait être une valeur sure, apprécié par de nombreux lecteurs. Ce qui est certain, c’est que ce livre m’a totalement surprise, et n’est pas du tout allé dans la direction que j’attendais.

Résumé …

« Je ne me marierai jamais et je n’aurai jamais d’enfants. » Lorsqu’elle prononce cet arrêt, Jane a 13 ans. Le lendemain matin, son père fait ses valises. Hasard ? Coïncidence ? Toute sa vie, Jane s’en mordra les doigts. De Harvard à Boston, des belles lettres aux manipulations boursières, tout ce qu’elle touche se dérobe. Et lorsque, enfin, la vie lui fait un cadeau, c’est pour lui reprendre aussitôt. Alors Jane n’a qu’une obsession : fuir, n’importe ou, hors du monde.


Mon avis …

En débutant Quitter le monde, j’étais en effet loin de m’attendre à une telle lecture. Elle est longue, pesante et elle laissera sans aucun doute une trace chez moi, et je crois que c’est en terminant ma lecture que j’ai réalisé son impact. J’ai été décontenancée à de nombreuses reprises au cours de ce livre, et pourtant, j’ai fini par être séduite et assez bouleversée par cette histoire, même si je lui reproche de nombreux éparpillements.

On ne comprend pas tout de suite de quoi traitera le roman en le commençant, car nous sommes plongés dans la vie de Jane, dans différentes périodes de sa vie qui nous sont racontées séparément, et si on a un sentiment d’incohérence face à ces périodes qui partent dans des directions opposées, on comprend pourtant à la fin que chaque période de la vie de Jane a un impact sur les autres, indiscutablement.

Ce personnage va être bousculé par la vie de bien des manières, et il est impossible de ne pas vivre avec Jane toutes les épreuves qu’elle doit traverser. De sa vie professionnelle à sa vie amoureuse et familiale, le bonheur semble avoir des difficultés à se dévoiler à Jane, et tous ces passages difficiles m’ont profondément bouleversée.

Le sujet principal du livre est en réalité celui du deuil, car selon moi c’est ce qui donne au titre tout son sens, et c’est ce qui fait la beauté de l’écriture de Douglas Kennedy dans ce roman. Il parle du deuil comme personne, et les émotions qu’il décrit sont tellement bouleversantes que c’est la raison pour laquelle ce livre me marquera. Il est unique car on vit avec Jane son incapacité à voir une lumière dans son existence quand tout s’abat sur elle, quand le sort semble s’acharner, quand le bonheur semble lui être refusé. Ce livre est une merveille de par les descriptions que l’auteur nous offre de cette détresse dans laquelle Jane est plongée.

Ce livre aurait pu être un coup de coeur sans aucun doute, seulement il est selon moi trop long car trop éparpillé, trop dispersé dans des développements peu utiles et peu logiques. Certains passages nous bouleversent à pleurer, et d’autres nous laissent indifférents, car sans rapport avec le reste, parfois avec une trop grande complexité des sujets abordés. Je regrette ces irrégularités que j’ai pu constater tout au cours de ma lecture, mais heureusement, les émotions étaient les plus nombreuses, et je ne peux que reconnaitre que j’ai été touchée, voire bouleversée par ce livre, et par la manière qu’a eu l’auteur d’écrire sur la détresse humaine.

Toutefois, il serait malhonnête de ma part de ne pas reconnaitre également que de nombreux passages m’ont déplu, et c’est ce qui fait que ce livre ne sera donc pas un coup de coeur, même si je suis certaine qu’il va m’avoir marqué de bien des manières, et que je pense ne pas pouvoir retrouver un jour un auteur écrivant d’une si belle et juste manière sur le sujet du deuil.


Pour résumer …

De trop nombreuses irrégularités, des passages peu utiles, mais une écriture si merveilleuse qui développe le sujet du deuil et de la détresse humaine d’une si belle manière. Un livre bouleversant qui va sans aucun doute me marquer de bien des manières.

Ma note : ★★★★★☆

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13 réflexions au sujet de « Quitter le monde – Douglas Kennedy »

  1. Je suis contente qu’il t’ai plu. Personnellement je n’avais pas trop aime celui la parce que repetitif d’autres de ses livres et je n’arrivais pas a m’attacher a ses personnages alors que Douglas Kennedy, je suis fan! Pas de tous ses livres mais la poursuite du bonheur (tu as du en entendre parler) reste mon prefere. Cela dit Kennedy reste toujours tres doue pour le dramatique. J’aime son ecriture, les themes qu’il aborde et sa facon de les traiter.

  2. Bonjour. Je viens de lire ton avis sur « Quitter le monde ». Même si je ne partage pas tout ce que tu dis, dans l’ensemble je trouve ton analyse très juste. J’ai lu ce livre en mai dernier. Il a en plus une petite histoire puisqu’un de mes collègues a connu le drame que vit Jane au moment de ma lecture de ce roman. De mon côté, j’ai trouvé que les longs passages sur la vie professionnelle et personnelle de Jane nous présente un personnage riche et courageux qui arrive toujours à se relèver malgré la dureté de la vie. Seulement le drame qu’elle va vivre est tellement douloureux que sans cette force de caractère il est difficile de ne pas sombrer. Comme toi, j’ai trouvé l’écriture de Douglas Kennedy très juste. On a l’impression qu’il a vécu ce qu’il écrit tellement c’est juste. J’ai fait une chronique si ça t’intéresse. Elle est sur la page Facebook « Répertoire de mes lectures ». L’avatar est un livre avec des papillons. Sinon un grand merci pour tes vidéos. Je prends plaisir à les regarder et à suivre tes avis. Bye. Val.

      1. C’est gentil. Je me rends compte que nous avons pas mal de lectures communes (surtout après avoir vu ta dernière vidéo « TOP littérature contemporaine ». J’aime varier mes lectures et je me retrouve bien dans les ouvrages que tu présentes même si je ne suis pas trop fan de littérature jeunesse et affectionne plus le genre thriller/polar (sur scandinave). C’est en tout cas intéressant, comme tu le dis, de pouvoir connaître le ressenti d’autres lecteurs sur des lectures qui nous ont marqué ou interpellé. Voici le lien de ma page Facebook que je n’avais pas pu mettre précédemment : http://www.facebook.com/LivresDeValerie

  3. Douglas Kennedy est mon auteur préféré pourtant je n ai pas accroché avec « Quitter le monde ». Je n avais pas réussi à m attacher aux personnages, aujourd’hui, j ai l impression d être passée à côté du livre. Ta chronique me donne envie de le relire pour le redecouvrir. A l époque, j avais trouvé qu il y avait trop de longueurs.
    Je ne peux que t encourager à découvrir d autres livres de cet auteur. J avais beaucoup aimé : » L homme qui voulait vivre sa vie « ; « Rien ne va plus » et « Les désarrois de Ned Allen » qui est moins connu. Je ne peux que te recommander de lire ces livres. J espère qu ils te plairont autant qu ils m ont captivée.

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