Contemporain

La fille du roi araignée • Chibundu Onuza

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Je suis très heureuse de pouvoir aujourd’hui chroniquer La fille du roi araignée qui est sorti début octobre chez Les Escales et que j’ai acheté en occasion sur le site de Gibert Joseph mais que j’ai malheureusement reçu en Epreuves Non Corrigées.. J’en ai quand même profité pour le lire car j’avais très envie de découvrir ce roman dont presque personne ne parle sur internet mais qui me semblait assez incontournable.

Résumé …

À dix-sept ans, Abike Johnson, la fille d’un richissime magnat de Lagos, a l’habitude de se laisser porter par l’immense Mercedes noire de son père dans les rues de la ville. Un jour, alors que la voiture est assaillie par des vendeurs à la sauvette, le regard d’Abike croise celui d’un colporteur : jeune, beau, élégant sous ses haillons, il détonne dans la foule. Lui vit dans un quartier mal famé. Tous les jours, il parcourt des kilomètres en vendant des glaces pour subvenir aux besoins de sa soeur et de sa mère. Abike découvre un univers inconnu qui la fascine et invite à son tour le jeune homme dans son monde. Mais le coup de foudre initial se transforme bientôt en un jeu de séduction mortel, entre amour et haine, tandis que des secrets de famille les obligent à choisir leur camp…

Mon avis …

Mon intérêt pour ce livre vient très certainement de son résumé très intéressant mais pour sûr également de sa couverture que je trouve magnifique. Elle attire l’oeil par sa beauté pure autant qu’elle intrigue le lecteur. J’aurais beaucoup aimé garder ce roman et je suis vraiment déçue de devoir le renvoyer mais je suis contente d’avoir pu me faire un avis sur cette histoire. L’auteur avait 17 ans quand elle l’a écrit et je pense que le roman en est donc d’autant plus incroyable.

J’ai été très fortement marquée par les descriptions que contient ce livre sur la société nigériane et ses différents milieux sociaux. Au travers des personnages de Abike et de « son colporteur », l’auteur nous décrit les inégalités entre les habitants de ce pays et on constate très vite que ces deux jeunes qui s’apprécient sont en réalité séparés par un gouffre qui dépasse parfois même l’entendement. Je trouve que cette confrontation entre ces deux classes sociales si éloignées l’une de l’autre fait la force du livre. On assiste à une histoire d’amitié qui fait naitre des sentiments logiques chez tous les jeunes adolescents, mais l’argent, le quotidien et le mode de vie de chacun d’entre eux devient une véritable barrière inévitable.

Ce livre nous apprend beaucoup et nous fait également réaliser que la plus grande pauvreté peut parfois côtoyer des richesses sans limite. Cette description de la société nigériane actuelle m’a énormément plu et je l’ai trouvée à la fois très critique et frappante de vérité et de justesse. Si ce livre n’est pas un coup de coeur, c’est que j’ai parfois eu du mal à m’y retrouver entre l’alternance des points de vue (distingués, dans les épreuves non corrigées, simplement par une différence de ponctuation). J’ai également eu le sentiment que l’arrivée de l’intrigue sur le passé de la famille de Abike et son lien avec celle du colporteur était peut-être un peu de trop, et je l’ai trouvé un peu trop survolée, pas suffisamment approfondie.

Malgré ces quelques détails qui m’ont parfois gênée et qui ont empêché ce roman de devenir un roman très marquant voire un coup de coeur, j’avoue avoir été frappée par le contenu du livre, et la manière dont l’auteur choisit de nous décrire les inégalités sociales au sein de son pays, où elles sont sans doute plus fortes que partout ailleurs. Quand l’extrême pauvreté côtoie l’énorme richesse, tout le reste compte si peu.. C’est une critique de la société nigériane qui est très forte et j’ai trouvé que l’auteur avait reproduit son discours avec beaucoup de puissance pour son si jeune âge.

Pour résumer …

A seulement 17 ans, Chibundu Onuza nous offre une critique des inégalités sociales au Nigéria avec beaucoup de force et de puissance. A travers ces deux personnages si jeunes, l’importance du milieu social et ses conséquences nous apparait avec choc. Un roman intéressant, enrichissant et qui aurait pu marquer davantage s’il avait été un peu mieux construit et parfois plus développé. Une auteur à suivre.

Ma note : ★★★★★☆
(15
/20)

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7 réflexions au sujet de « La fille du roi araignée • Chibundu Onuza »

  1. Moi non plus je ne le connaissais pas du tout, mais je pense me le prendre.
    J’ai des origines africaines de ma grand-mère « paternel » et parfois j’aimerai en savoir un peu plus … J’espère qu’il me plaira tout autant qu’à toi. Et puis la couverture est magnifique.

  2. Je ne connaissais pas, merci pour la découverte ^^
    Le résumé est pas mal, mais il me fait trop pensé à une réécriture de Roméo et Juliette, et ce n’est pas tellement le genre d’histoire dans laquelle j’ai envie de me plonger en ce moment 🙂

  3. Tu en as si bien parlé… Du coup, je l’avais noté. Hier, je suis tombée dessus dans une bouquinerie. Ni une ni deux, hop dans mon sac. J’ai hâte d’en faire la lecture.

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