Historique

Toute la lumière que nous ne pouvons voir • Anthony Doerr

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Rares sont les livres que je repère en VO mais celui-ci en a fait partie. Depuis des mois, il m’intriguait et enfin, il sort en France. Désormais, on en parle partout. Forcément, il vient de remporter le Prix Pulitzer. Dès sa sortie, je l’ai acheté et une intuition, quelque chose de fort m’imposait de le lire dès maintenant. Comme si je ne pouvais pas ne pas lire ces mots et cette histoire dès que possible.

Résumé …

Marie-Laure Leblanc vit avec son père près du Muséum d’histoire naturelle de Paris où il travaille. A six ans, la petite fille devient aveugle, et son père crée alors pour elle une maquette reconstituant fidèlement leur quartier pour l’aider à s’orienter et à se déplacer. Six ans plus tard, l’Occupation nazie les pousse à trouver refuge à Saint-Malo chez l’oncle du père de Marie-Laure, un excentrique profondément marqué par son expérience de la Première Guerre mondiale, qui vit reclus dans sa maison en bord de mer. Pour éviter que les Allemands ne s’en emparent, le Muséum a confié à Leblanc un joyau rare, la copie d’un diamant ayant appartenu à la famille royale de France, sans savoir qu’il s’agit en réalité de l’original. Loin de là, en Allemagne, Werner grandit dans un pensionnat pour enfants de mineurs décédés. Curieux et intelligent, l’orphelin se passionne pour la science et la mécanique et apprend rapidement à réparer les machines qui lui tombent sous la main. Un talent rare repéré par les Jeunesses hitlériennes où il se trouve enrôlé. Prenant conscience des fins auxquelles est utilisée son intelligence, il est sanctionné, devenant un simple soldat de la Wehrmacht. En 1944, son chemin croise en France celui de Marie-Laure alors que Saint-Malo est incendiée et pilonnée par les bombes.

Mon avis …

Toute la lumière que nous ne pouvons voir fait partie de ces romans qui rejoignent la liste de mes livres préférés. Une semaine de lecture, 600 pages qui nous captivent au point qu’on souhaiterait que ce roman en contienne le double. Ce genre de choses n’arrive jamais, mais Anthony Doerr l’a fait. Difficile de décrire ce roman, d’expliquer à quel point il est extraordinaire parce que je ne suis pas certaine de le savoir moi-même, je crois qu’il faut plonger dans ces mots pour le comprendre.

Le plus beau dans ce roman, c’est très certainement l’écriture de l’auteur, pure, délicate, sublime alors même qu’il plonge le lecteur dans un contexte atroce et dur, celui de la Seconde Guerre mondiale. On a beau avoir lu des dizaines de livres sur le sujet, je pense pouvoir dire avec certitude que celui-ci n’est en aucun cas semblable à un autre. Il est unique. Parce qu’il est écrit avec une distance perturbante, en utilisant la troisième personne pour la narration, et parce qu’il y a une beauté dans les mots choisis, dans les expressions et dans les descriptions que l’on vit l’histoire très différemment.

Anthony Doerr nous permet de vivre ce contexte du point de vue allemand avec le personnage de Werner, recruté parmi les jeunesses hitlériennes, et du point de vue français et de l’occupation avec le personnage de Marie-Laure, cette petite fille aveugle et de son père qui vont devoir se réfugier à Saint-Malo pour espérer survivre. Ces deux histoires s’entremêlent, des deux personnages prennent vie et les deux sont très touchants à leur manière. Le fait que Marie-Laure soit aveugle rend son personnage d’autant plus fort par sa volonté sans cesse de vivre malgré son handicap, par sa curiosité sans limites. Cette petite fille est inspirante à chacun de ses actes. De même, Werner est un personnage d’une intelligence rare, et pourtant ce n’est que tardivement qu’il va réaliser ses erreurs.

Au centre du roman, l’auteur accorde une place toute particulière à la radio, utilisée à l’époque pour la Résistance et qui symbolise à elle seule un instant interdit de liberté, un peu d’infini. L’Océan de Flammes, ce joyau qui traverse tout le roman, amène également une symbolique, un aspect mystérieux et magique qui apporte une lumière de plus à ce roman qui en est déjà inondé. On apprend beaucoup dans ce livre, mais ce qui est très réussi, c’est qu’il y a une poésie qui le rend différent des autres, qui le rend unique.

« Ouvrez les yeux et voyez ce que vous pouvez avant qu’ils se ferment à jamais. »

Ce roman est donc absolument magnifique, il est très dense, très riche et très lumineux malgré les sujets difficiles qu’il aborde. C’est un petit bijou qui pourrait se lire des fois et des fois sans jamais en être lassé tellement sa beauté nous enrichit à chaque page lue.

Pour résumer …

Une beauté, une poésie, de la lumière qui inonde chacune des pages.. Ce roman est un bijou qui jamais ne nous lasse. Sur un contexte vu et revu de la seconde guerre mondiale, l’auteur réussit à nous captiver grâce à un roman magique et magnifique et à des personnages incroyables. Coup de coeur.

Ma note : ★★★★★★
(20/20)

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19 réflexions au sujet de « Toute la lumière que nous ne pouvons voir • Anthony Doerr »

  1. Je suis rarement tentée par les livres qui traitent de la Seconde Guerre Mondiale (overdose scolaire!), mais pour le coup, cette chronique m’a donné envie de lire ce livre!

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