Contemporain

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables • Annie Barrows

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Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates est l’un de mes romans préférés. En apprenant que Annie Barrows publiait un nouveau roman, seule cette fois, il m’était impossible de passer à côté. Un grand merci aux éditions NiL de m’avoir permis de le lire dès sa sortie et à Léa pour cette lecture commune et ces partages très agréables au cours de notre lecture..

Résumé …

Layla Beck, une jeune citadine fortunée, fille d’un puissant sénateur du Delaware, refuse d’épouser le riche parti que son père a choisi pour elle et se voit contrainte d’accepter un emploi de rédactrice au sein d’une agence gouvernementale. Elle n’a jamais travaillé de sa vie, mais en ces temps de grande dépression, nécessité fait loi. Sa mission : se rendre dans la petite ville de Macedonia, interroger ses habitants hauts en couleur, et rédiger l’histoire de cette ville sur le point de célébrer le cent-cinquantenaire de sa fondation. Elle prend pension chez les Romeyn, des excentriques désargentés, autrefois propriétaires d’une grande fabrique de chaussettes et autres articles de bonneterie – Les Inusables Américaines – qui a été ravagée par un incendie plusieurs années auparavant. Ce drame, qui a coûté la vie au grand amour de Jottie Romeyn, reste gravé dans les mémoires et suscite encore bien des questions. Ce même été, Willa Romeyn, douze ans, grande admiratrice de Sherlock Holmes, décide de tourner le dos à l’enfance et d’utiliser ses dons de déduction pour percer les mystères qui semblent entourer sa famille. De question en réponse, de soupçon en révélation, Layla et Willa vont bouleverser le cours des choses, changer profondément et à jamais l’existence de tous les membres de leur petite communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.

Mon avis …

Ma lecture est passée par de nombreux ressentis et je n’avais pas vu venir que ce livre deviendrait presque un coup de coeur, ce qui fut pourtant le cas. Ce n’est pas un livre qui contient beaucoup d’action ou beaucoup de rebondissement. On peut même, par moments, lui reprocher des lenteurs, une intrigue qui n’évolue pas beaucoup et j’ai souvent été assez frustrée de sentir qu’il y avait beaucoup de choses à découvrir dans cette petite ville mais que l’auteur ne dévoilait pourtant pas grand chose.

Seulement voilà, au bout de 400 pages, ma lecture est devenue fluide, et je n’ai plus eu envie de reposer ce livre. Je me suis rendue compte que je m’étais énormément attachée aux personnages et j’ai eu l’impression de faire partie de la ville de Macedonia, et surtout de faire partie d’une petite famille. Parce qu’à l’image d’autres romans comme La couleur des sentiments ou Les suprêmes, il y a une ambiance et des liens si forts qui se créent que le livre en devient alors si beau. Difficile de les décrire mais j’ai été très émue par cette fraternité qui émerge du livre, ces liens qui survivent à tout, au temps comme aux trahisons.

Si Layla est le personnage qui arrive à Macedonia, ce n’est donc pas réellement elle qui est au centre du roman. En découvrant cette ville et ses habitants, elle va également nous faire découvrir Jottie, Willa, Bird et tant d’autres .. Et ne croyez pas que leur vie est calme, car ce n’est pas le cas! Je me suis beaucoup attachée à Jottie qui a perdu le grand amour de sa vie, mais aussi à Willa, cette petite fille au caractère fort qui m’a bien souvent fait rire.

J’ai donc adoré ce livre qui se déguste page après page. S’il faut parfois s’accrocher un peu pour comprendre où l’auteur vous nous emmener et pour souhaiter connaître le fin mot de l’histoire, cette lecture nous surprend en nous faisant pénétrer entièrement au milieu de cette ville américaine et de ses habitants. Ce sont finalement les petites histoires de chacun, les secrets des uns et des autres qui rendent ce livre passionnant et qui en font une merveilleuse lecture que je vous recommande.

Pour résumer …

Des longueurs et des passages où l’on aimerait que l’auteur dévoile enfin un peu plus de l’intrigue, mais ces 600 pages sont, au final, un vrai régal. Je me suis surprise à petit à petit pénétrer dans la ville de Macedonia et dans la vie de ses habitants, à m’attacher à eux et à savourer chaque moment en leur compagnie, à découvrir chacun de leurs secrets et à être touchée par ces liens si forts qui les unissent malgré tout. Magnifique lecture.

Ma note : ★★★★★★
(19/20)

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12 réflexions au sujet de « Le secret de la manufacture de chaussettes inusables • Annie Barrows »

  1. J’avais adoré le cercle littéraires des amateurs d’épluchures de patates, mais un peu déçue par celui.là. Pour moi, un ton en dessous, trop de longueur, j’attendais plus dommage car les personnages sont très attachants.

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