Contes / Classiques / Poésie

Gretel and the dark • Eliza Granville

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Je n’avais encore jamais lu de romans des éditions Mirobole mais le graphisme tout particulier de leurs couvertures fait leur identité et j’avais donc déjà repéré leurs parutions qui m’intriguaient beaucoup. J’ai eu la chance de pouvoir recevoir Gretel and the Dark et je remercie donc la maison d’édition pour cette lecture pas comme les autres.

Résumé …

Voici la sombre et fascinante histoire de deux mondes parallèles. Vienne, à la fin du XIXe siècle. Josef Breuer – célèbre psychanalyste – est sur le point d’être confronté au cas le plus énigmatique de sa carrière. Trouvée près d’un asile d’aliénés, maigre, la tête rasée, la jeune fille prétend n’avoir pas de nom, pas de sentiments – d’être, en fait, une machine revenue pour tuer le Monstre. Intrigué, Breuer est déterminé à comprendre les racines de ses maux. Quelque part en Allemagne, bien des années plus tard. Krysta est une petite fille dont la mère a mis fin à ses jours et qui tyrannise ses gouvernantes et son père, médecin dans un étrange dispensaire… Plongée dans le souvenir des contes de fées que lui racontait sa nounou d’antan, elle lutte pour trouver sa place quand, un matin, on découvre son père mort étranglé dans son lit. Désormais, la petite fille est véritablement seule au monde, sans rien ni personne pour la protéger.

Mon avis …

Si je suis certaine d’une chose, c’est que Gretel and the Dark est le roman le plus étrange et le plus particulier que j’ai lu de toute ma vie. C’est très perturbant de se plonger dans une telle lecture où l’on perd tous ses repères et où l’on se laisse guider par l’auteur, quasiment à l’aveugle. Car ce qui est sûr, c’est qu’aucune autre histoire ne ressemble à celle-ci, et le paradoxe est pourtant que ce roman traite, au fond, d’un sujet vu et revu en littérature. C’est là tout le génie dont Eliza Granville a su faire preuve.

J’ai beau avoir conscience des procédés incroyables utilisés, du talent de l’auteur et de l’originalité suprême de ce roman, je ne peux pas m’empêcher de revivre ma lecture et d’en garder un souvenir quelque peu mitigé. J’ai eu envie de comprendre, pendant les 400 pages du livre, mais l’auteur m’a perdu tant de fois.. Ces époques, ces personnages, l’absence totale de repères et de frontières entre contes et réalité ont fait que j’ai eu beaucoup de difficulté à me raccrocher à quelque chose, à savoir où j’allais. Cela m’a frustré car j’ai eu le sentiment que je n’avais pas apprécié cette lecture à sa juste valeur. J’aurais peut-être aimé que l’auteur me guide un peu plus dans son histoire, car elle est si étonnante et si originale que je n’ai souvent pas su y trouver les repères que je cherchais.

Cette absence de repères est pourtant voulue par l’auteur, c’est certain, et c’est ce qui fait la force de ce récit. Elle plonge le lecteur dans un monde peuplé d’horreur et de contes et l’on comprend très vite la force de ces histoires que la petite Krysta se raconte. Parce que quand l’horreur autour de soi est inimaginable, il est si facile de se plonger dans son imaginaire. L’auteur va très loin dans la cruauté, dans l’horreur aussi, parce qu’elle souhaite être à la hauteur de l’Histoire, de l’horreur humaine, et c’est cela que l’on comprend petit à petit.

J’ai trouvé la fin très belle, magnifique même, j’ai eu des frissons en comprenant le véritable sens de ce livre. Il est unique et d’une originalité tellement forte que j’ai encore du mal à croire qu’il ait pu être écrit. Pour ma part, bien que je sois consciente de tout cela et que j’ai été ébahie par l’ampleur que prend l’histoire, je regrette de n’avoir pas été davantage guidée par l’auteur et d’avoir été si souvent perdue, à la fois hypnotisée et laissée de côté, en cherchant sans succès un sens à tout cela.

Pour résumer …

Il n’existe pas deux romans comme celui-ci et quand on le termine, on réalise à quel point l’auteur a fait preuve d’un véritable génie. A la fois cruel et égal à l’horreur dont peuvent faire preuve les hommes, le roman d’Eliza Granville insère les contes pour que l’imagination permette la survie. C’est fort, original et dur, mais un peu trop dénué de repères pour que je réussisse à véritablement apprécier ma lecture. J’ai été trop souvent perdue, à mon grand regret.

Ma note : ★★★★☆☆
(13/20)

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10 réflexions au sujet de « Gretel and the dark • Eliza Granville »

  1. C’est justement ce que j’ai aimé dans ce roman, le fait d’être perdue et que toutes les pièces du puzzle se mettent en place à la fin. C’est un énorme coup de coeur.

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