Contemporain

La petite Barbare • Astrid Manfredi

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La petite Barbare est un roman de cette rentrée littéraire qui m’avait intéressée et que je souhaitais lire. Après le passage de l’auteur dans La Grande Librairie, j’ai immédiatement sorti ce livre de ma PAL pour me plonger dans cette histoire. Merci aux éditions Belfond pour cette lecture.

Résumé …

En détention on l’appelle la Petite Barbare ; elle a vingt ans et a grandi dans l’abattoir bétonné de la banlieue. L’irréparable, elle l’a commis en détournant les yeux . Elle est belle, elle aime les talons aiguilles et les robes qui brillent, les shots de vodka et les livres pour échapper à l’ennui. Avant, les hommes tombaient comme des mouches et elle avait de l’argent facile. En prison, elle écrit le parcours d’exclusion et sa rage de survivre, et tente un pas de côté. Comment s’émanciper de la violence sans horizon qui l’a menée jusqu’ici ? Peut-elle rêver d’autres rencontres ? Et si la littérature pouvait encore restaurer la dignité ? Subversive et sulfureuse, amorale et crue, La Petite Barbare est un bâton de dynamite rentré dans la peau d’une société du néant.

Mon avis …

Après avoir découvert le sujet du livre et avoir entendu l’auteur en parler, j’étais persuadée que cette lecture allait beaucoup me plaire. J’étais intéressée par le sujet des banlieues et j’espérais une approche sociologique pertinente et réaliste sur l’environnement de ses habitants et les conséquences qu’il peut avoir. Ce roman s’est pourtant révélé être une grosse déception dans le sens où je n’ai jamais réussi à l’apprécier ni à vraiment rentrer dans ce récit.

Ce personnage est tout sauf appréciable et je n’ai pas pu m’attacher à elle ni même la comprendre. Par ses mots souvent bruts et vulgaires, elle déverse sa rage, son sentiment d’impuissance et elle décrit également sa vie, jusqu’au crime auquel elle a assisté sans rien dire. Cette jeune fille se cache derrière son apparence, derrière son corps pour obtenir ce qu’elle veut. Pourtant attirée par la littérature, par les mots et par leur sens, elle agit finalement à l’inverse. J’ai été agacée par cette fille, par ses comportements et même par ce trop plein de mots emplis de haine, de nonchalance.

Ce livre n’a absolument pas réussi à me toucher, encore moins à me parler. Le quotidien en prison est évoqué, tout comme la vie en banlieue, mais le tout est simplement touché du doigt, et c’est finalement  cette rancoeur de l’héroïne qui prend une place omniprésente dans le roman et qui, à trop en faire, devient agaçante. Moi qui m’attendait à un roman fort, avec un discours important et surtout à un personnage auquel je pourrais m’attacher, je n’ai rien trouver de tout cela. J’ai simplement dû assister pendant 150 pages aux pensées d’une jeune femme lassée de tout qui plutôt que de vouloir s’en sortir et réussir à apprendre de ses erreurs, choisit en permanence la facilité, préfère utiliser son corps et ses charmes, et a alors perdu tout intérêt à mes yeux.

Les critiques sur ce livre sont toutes quasiment unanimes, clamant la qualité du roman, de l’écriture, la puissance de l’histoire. Je me sens seule mais je n’ai absolument pas aimé et ce fut difficile d’en venir même à bout. Je ne suis définitivement pas sensible à ce genre d’écritures et à cette vulgarité des mots qui, je trouve, n’est souvent pas nécessaire pour faire passer des messages forts. D’autant plus quand l’héroïne est clairement plus intelligente et sensible à l’écriture et à l’éducation qu’elle veut bien le faire croire.

Pour résumer …

Grosse déception ! Des critiques excellentes et pourtant, je n’ai pas du tout apprécié ce roman. 150 pages interminables et insupportables à cause de cette héroïne agaçante et vulgaire. Je m’attendais à un roman sociologiquement fort et pertinent, dérangeant et intéressant, j’y ai trouvé un récit lassant et évoquant des sujets en surface sans jamais les approfondir vraiment.

Ma note : ★☆☆☆☆☆
(04/20)

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18 réflexions au sujet de « La petite Barbare • Astrid Manfredi »

  1. J’avais noté ce titre, mais l’auteur m’a tellement énervée à LGL ( énumération de clichés, manque d’humilité…) que je n’avais plus du tout envie de lire ce roman…ton billet enfonce le clou,

  2. L’intervention de l’auteur à La grande librairie m’avait fortement déplu… mais entre les divers avis lus (bizarrement, surtout les positifs) m’ont totalement enlevé l’envie de le lire.

  3. Je l’avais vu sur Belfond. Il m’intriguait un peu et j’ai lu un extrait sur le site. Pas convaincue. A une époque je lisais pas mal de livre sur ce thème, roman ou témoignage. Bref, ce n’est plus ce genre qui m’intéresse maintenant 🙂

  4. Il faut toujours que je regarde le replay de LGL, mais déjà je ne sentais pas ce livre. Un thème qui m’intéresse, mais je sais pas, je le sens pas !

    « Je ne suis définitivement pas sensible à ce genre d’écritures et à cette vulgarité des mots qui, je trouve, n’est souvent pas nécessaire pour faire passer des messages forts. D’autant plus quand l’héroïne est clairement plus intelligente et sensible à l’écriture et à l’éducation qu’elle veut bien le faire croire. » C’est un peu ça que je crains, et c’est pour cela que ton avis me conforte dans l’idée que ce livre n’est pas pour moi.

  5. Je trouve très regrettable de ne pas lire un livre parce qu’une personne porte un avis négatif dessus. Il est évident que tout le monde ne peut pas aimer ce roman. Le style littéraire est très marqué, franc, mais bien loin d’être vulgaire. Les métaphores sont assez fabuleuses et je rejoins le présentateur de la grande librairie lorsqu il dit que c est de la vraie littérature ! L’objectif de ce roman n’est pas de parler de la vie en prison ni de la vie de banlieue, d’autres l’ont fait, mais bien de laisser libre court à ce que ressent cette jeune fille. Oui elle paraît détestable et alors. Vous n’aimez que les roman dans lesquels les héros sont aimables ? Par ailleurs, je trouve encore plus regrettable de ne pas lire un livre parce que son auteure n a pas su le vendre bien sur le petit écran. C’est idiot. Un écrivain écrit pour dire ce qu’il ne peut pas dire aussi bien à l’oral. Pourquoi lui reprocher. Savoir se vendre est un métier qui n’est pas celui d’écrivain. Tout le monde n’est pas Amélie Nothomb…. Par ailleurs si cette dernière consacrait plus de temps à écrire ces livres qu’à bien en parler à la tv ou radio, sa littérature s’en porterait pas plus mal. Alors oui elle s’exprime merveilleusement bien et sait bien se vendre mais franchement son dernier roman est assez mauvais. Elle fait du marketing sur un mauvais produit. Le romand d’Astrid manfredi vaut cent fois celui de Nothomb. Je vous invite à forger votre avis par vous même et le lire car c est effrayant de se dire qu un seul avis subjectif puisse censurer la lecture de ce livre à ce point. Une telle influence me terrifie. D’autant que ce libre est vraiment très bon. Qu’on ne l’apprécie pas soit, mais lisons le avant pour le dire.

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