Contemporain

Le bleu entre le ciel et la mer • Susan Abulhawa

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Je n’ai pas lu le premier roman de l’auteur (Les matins de Jénine) qui semble pourtant être tout à fait le genre de livres qui me plairait, cependant j’ai eu absolument envie de lire son nouveau roman en apprenant sa sortie. Merci aux éditions Denoël pour cette lecture. Ce roman a été traduit par Nordine Haddad et il est en librairie depuis le 25 janvier 2016.

Résumé …

1947. La famille Baraka vit à Beit Daras, village paisible de Palestine entouré d’oliveraies. Nazmiyeh, la fille aînée, s’occupe de leur mère, une veuve sujette à d’étranges crises de démence, tandis que son frère Mamdouh s’occupe des abeilles du village. Mariam, leur jeune sœur aux magnifiques yeux vairons, passe ses journées à écrire en compagnie de son ami imaginaire. Lorsque les troupes israéliennes se regroupent aux abords du village, Beit Daras est mis à feu et à sang, et la famille doit prendre la route, au milieu de la fumée et des cendres, pour rejoindre Gaza et tenter de se reconstruire dans l’exil. Seize ans plus tard, Nur, la petite-fille de Mamdouh, s’est installée aux États-Unis. Tombée amoureuse d’un médecin qui travaille en Palestine, elle décide de l’y suivre. Un voyage au cours duquel elle découvrira que les liens du sang résistent à toutes les séparations – même la mort.

Mon avis …

Généralement, quand j’ai des coups de coeur pour des romans, je le sens dès le début, surtout lorsqu’il s’agit de romans comme celui-ci, qui nous plongent dans une autre culture et qui me passionnent toujours. J’ai eu en effet un gros coup de coeur pour Le bleu entre le ciel et la mer qui m’a transporté du début à la fin et que je n’avais pas envie de refermer.

C’est un roman très riche, assez complexe aussi en termes de personnages puisqu’ils sont très nombreux, avec des liens différents et j’ai donc dû très souvent me reporter à l’arbre généalogique pour m’y retrouver, d’autant plus que des termes arabes sont bien souvent intégrés au récit. Cela m’a beaucoup plus cependant car je trouve que l’apport de cette langue étrangère nous permet encore plus de nous faire voyager, de nous inclure dans ce récit et dans ce pays qu’est la Palestine.

Avec ce livre, j’ai voyagé en Palestine, en Israël, en Egypte, aux Etats-Unis.. Quelle richesse ! Je me suis régalée et j’ai beaucoup appris aussi. C’est la première fois que je lis un livre sur le conflit israélo-palestinien et bien que je ne sois pas vraiment cultivée sur le sujet, cela m’a permis d’en avoir un aperçu assez concret, du point de vue palestinien. Le fait que l’auteur soit née dans un camp de réfugiés palestiniens apporte sans aucun doute un réalisme à son roman et le rend d’autant plus fort.

J’ai été profondément bouleversée par les faits racontés par l’auteur, par ce que vivent au quotidien les palestiniens, par la douleur de chacun d’entre eux, par l’impossibilité de grandir en paix, à l’abri des bombes. C’est aussi toute une culture, bien différente de la notre, qui nous est dévoilée et j’ai absolument adoré les femmes que nous découvrons, loin de l’image des femmes effacées et soumises, au contraire ! Tout en étant en permanence dans le respect des traditions, j’ai apprécié leur humour, leurs folies lorsqu’elles sont entre elles et les liens si forts qui existent entre elles. Le sens de la famille est tellement fort qu’il rend l’histoire encore plus touchante.

Les petites touches un peu surnaturelles du récit peuvent désarçonner au début mais elles finissent par rendre le roman encore plus beau, plus sensible, plus magique. Cela nous permet de ne jamais vraiment quitter les personnages, aussi. Le personnage de Nour représente véritablement le lien entre la culture occidentale et la culture orientale et c’est cette jeune femme qui permet au roman d’être si particulier. D’être plus qu’un roman sur la vie en Palestine, d’être un roman sur la famille. Son lien si fort avec son grand-père et les douleurs qu’elle a subies en grandissant m’ont énormément touchée et on a l’impression de l’avoir accompagné pendant toute sa vie. Je ne l’oublierai pas de sitôt..

J’aurais voulu que ce roman ne s’arrête pas, continuer à lire les vies de ces femmes, à connaître leur avenir, à espérer leur bonheur. J’ai passé une lecture si merveilleuse en leur compagnie et j’ai tant aimé voyager, découvrir leur culture, pleurer avec elles face à leurs souffrances. C’est un livre que je ne peux que vous recommander.

Pour résumer …

Un coup de coeur si fort pour ce roman qui nous plonge dans la culture orientale et dans la vie tellement douloureuse des palestiniens dans les camps de réfugiés où ils doivent apprendre à vivre, grandir, mourir. Un roman sur la famille qui nous fait voyager entre les Etats-Unis et l’Orient et qui m’a beaucoup touché et appris. Une petite touche de magie qui ajoute une beauté sans fin à cette histoire unique.

Ma note : ★★★★★★
(20/20)

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6 réflexions au sujet de « Le bleu entre le ciel et la mer • Susan Abulhawa »

  1. Je n’avais pas laissé de commentaire l’autre jour car lu depuis mon Iphone mais ta chronique donne vraiment envie de lire ce livre. Après tout c’est toi qui m’as fait lire Khaled Hosseini et je t’en remercie encore.

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