Historique

La fièvre de l’aube • Peter Gardos

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J’ai la grande chance de pouvoir lire les livres de mon choix parmi les parutions des éditions Robert Laffont et ce roman me semblait tout simplement incontournable. Je remercie beaucoup Robert Laffont de m’avoir permis de lire ce roman avant sa sortie. Il sera en librairie le 7 avril 2016.

Résumé …

Hongrois, rescapé des camps d’extermination nazis, Miklós est, depuis la fin de la guerre, accueilli en Suède pour soigner sa tuberculose. Dans l’espoir de trouver l’épouse qui lui conviendra, il écrit à cent dix-sept jeunes Hongroises réfugiées en Suède. Parmi les réponses qu’il reçoit, une seule lui fait battre le coeur : celle de Lili Reich. Elle a dix-huit ans et, comme lui, est rescapée des camps. De septembre 1945 à février 1946, Miklós et Lili s’écrivent presque quotidiennement. Et de lettre en lettre, tombent amoureux l’un de l’autre. Dès lors, avec le courage et la force de ceux qui veulent croire au bonheur pour oublier l’horreur, Lili et Miklós vont soulever des montagnes pour se rencontrer. Cette histoire d’amour est celle des parents de l’auteur : après la mort de son mari, Lili a confié à leur fils, Péter, la liasse des lettres qu’elle avait échangées avec Miklós.

Mon avis …

J’ai bien eu raison de me fier à mon instinct et de lire ce roman, je l’ai beaucoup aimé. Ce qui rend l’histoire si spéciale, c’est bien évidemment le fait qu’il soit inspiré de faits réels et plus particulièrement des lettres qui ont été échangées entre les parents de l’auteur. Leur rencontre est si étonnante qu’on aurait pu penser qu’un romancier l’ayant inventée aurait bien trop d’imagination, et pourtant, elle a vraiment eu lieu ainsi, par ces lettres envoyées par dizaines par Miklós, à la recherche d’une future épouse.

S’il envoie des dizaines et des dizaines de lettres, c’est pourtant rapidement les réponses de Lili qui vont devenir précieuses pour Miklós. L’auteur nous dévoile, je suppose, des extraits de leurs échanges, et le roman est donc en partie épistolaire. Comme vous vous en doutez, cela m’a beaucoup plu, en grande amoureuse que je suis de ce type de littérature. Difficile de savoir la part d’invention et de réalité. Je pense que l’auteur a du beaucoup interroger sa maman pour être le plus fidèle possible aux faits, mais d’un autre côté, son papa étant décédé lorsqu’il a découvert les lettres, j’imagine qu’il s’est accordé une grande place d’imagination pour romancer cette histoire d’amour naissante entre ses deux parents.

Finalement, peu importe. Péter Gárdos nous raconte une histoire passionnante, une rencontre insolite, des sentiments naissants passionnants. Sans oublier ce contexte historique qui donne ce poids à l’histoire. On sent, derrière chacun des personnages du roman, survivants de la Shoah, cette difficile reprise de la vie, souvent illustrée par leurs problèmes de santé douloureux. Loin de s’attarder sur l’expérience des personnages dans les camps de concentration, pendant la guerre, on sent pourtant que cela fait désormais partie de leur vécu et l’incertitude quant à l’avenir, quant aux proches disparus, tout cela plane sur le roman pendant toute sa durée.

Cette rencontre, cette histoire d’amour semble si futile, si légère après ce qu’ils ont traversé. Il y a comme une folie qui s’en dégage, et je crois vraiment que c’est ce contraste qui rend le roman si beau et l’histoire des parents de l’auteur si magnifique. Le fait de montrer que même dans le pire, le meilleur peut arriver. Que l’on peut se relever de tout, grâce à la magie de la vie, d’une rencontre.

Pour résumer …

Inspiré de la rencontre des parents de l’auteur, cette histoire d’amour insolite sous forme épistolaire romancée m’a énormément plu. C’est fou, beau et léger, alors même que la Shoah laisse des traces dans la vie de chacun. Un beau roman touchant, d’autant plus qu’il s’inspire de faits réels.

Ma note : ★★★★★☆
(16/20)

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9 réflexions au sujet de « La fièvre de l’aube • Peter Gardos »

  1. Et bien, je suis d’accord avec toi. J’ai aimé ce « roman », même si au départ ça n’était pas trop bien parti, j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire.
    Mais c’est un livre qui m’a touché.

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