BD Adulte·BD Autobiographique

Des fourmis dans les jambes • Arnaud Gautelier et Renaud Pennelle

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La médiathèque, c’est toujours le lieu où l’on fait plein de découvertes et je n’avais jamais entendu parler de cette BD avant de la trouver en rayon. Il s’agit d’une adaptation d’un récit autobiographique, celui de Arnaud Gautelier. Cela rend toujours les bande dessinées d’autant plus touchantes, j’étais donc certaine qu’elle allait être très prenante à la lecture.

Résumé …

Alex a 33 ans, publicitaire ambitieux, il est marié, et a une petite fille adorable. La vie idéale ?… Non ! Depuis 13 ans, Alan se bat contre un ennemi invisible : la sclérose en plaques. Voici raconté en BD – et avec humour, ses séances de chimiothérapie, ses rendez-vous avec le neurologue, ses galères dans les transports… Soit son combat au quotidien pour avoir, coûte que coûte, une vie (presque) normale.

Mon avis …

Curieusement, je n’ai pas été touchée plus que ça par cette bande dessinée. Savoir qu’elle est autobiographique n’a pas suffi à rendre le récit plus fort.

Le point positif est qu’elle permet de mieux cerner la sclérose en plaques que l’on connaît plutôt mal dans les symptômes quotidiens et dans les douleurs qu’elle provoque. Malgré tout, je trouve que la maladie n’est pas tellement développée autrement que dans le quotidien rendu difficile. Certes, il y a quelques mots explicatifs à la fin, un petit dossier, mais j’aurais aimé davantage.

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J’ai eu beaucoup de difficulté à m’attacher à Alex. Il nous apparait comme un homme qui souffre, énormément. Frustré par sa vie, par tout ce qu’il ne peut plus faire, son caractère est difficilement appréciable. On a toujours envie de voir une force chez chaque malade, et de voir tant de pessimisme, même si cela est sans doute très réaliste et vécu par l’auteur, rend la BD un peu pesante.

Les dessins n’arrangent pas cela car ils sont dans un noir et blanc à tendance très sombre. Alors même que petit à petit, Alex retrouve le goût de vivre et l’espoir, je n’ai jamais vraiment senti cette ambiance qui imprégnait cette BD s’effacer.

Pour résumer …

Il est intéressant de découvrir la sclérose en plaques par le biais de cette BD autobiographique, d’envisager ses conséquences dans le quotidien des personnes qui la vivent, mais je n’ai pas spécialement apprécié la façon dont elle a été évoquée dans cette BD, et tout ce pessimisme qui pèse sur l’ensemble devient étouffant.

Ma note : ★★★☆☆☆
(11/20)

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7 réflexions au sujet de « Des fourmis dans les jambes • Arnaud Gautelier et Renaud Pennelle »

  1. En effet, les dessins sont sombres…le reflet des effets de cette maladie sur le malade? Si c’était la volonté de l’auteur, c’est réussi! Un peu trop peut-être?

  2. Mon compagnon souffre aussi de sclérose en plaques et je pensais lui offrir cette bande dessinée, croyant à un livre optimiste. Merci pour cette chronique car je ne crois pas qu’un malade ait besoin de lire la plainte d’un autre malade pour se sentir mieux. Le livre est sans doute davantage destiné à ceux qui ne connaissent pas la lourdeur de la maladie.

  3. Dommage, il n’est plus en vente.. La noirceur de ces pages me conforte plutôt dans mon envie de le découvrir : le dessin transmet le pessimisme et la douleur du quotidien de son auteur. C’est une mise en abyme… Ma mère étant malade (pas de la sclérose mais d’une spondylarthrite), je comprends bien cet élément de l’histoire, mais j’ai conscience que cela puisse déranger à la lecture!…
    Passe de belles lectures !
    A bientôt.

  4. A la décharge des auteurs, il est vrai que cette maladie est tellement pénible qu’elle peut nous conduire dans des abîmes de colère et de noirceur dont il est parfois difficile de s’extraire. La BD rend peut-être un peu trop efficacement cette réalité. C’est toute la complexité de l’exercice quand on veut faire comprendre la réalité de cette maladie souvent invisible aux personnes qui n’en sont pas atteintes. Comment ne pas les en détourner si l’on est vraiment très réaliste ? Et en même temps, comment alors l’être suffisamment pour que la maladie ne soit pas alors perçue comme une maladie somme toute assez banale, finalement pas si dure à vivre (alors qu’elle est bel et bien, avec une amplitude variable selon les patients et les jours) ? Exercice périlleux.

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