Chick-lit

La Cour des Grandes • Adèle Bréau

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Ce roman était dans ma bibliothèque depuis sa sortie en grand format l’été dernier. A l’occasion de sa sortie au format poche et de la lecture de juin de mon Book Club, il a été choisi comme lecture du mois et j’ai donc enfin pris le temps de le découvrir. Merci à JC Lattès pour cette lecture.

Résumé …

Quatre amies dans le Paris branché et bobo du 9e. Mathilde est cadre dans une grosse firme pleine de mâles qui l’attendent au tournant. Mère de deux petits garçons, elle jongle avec les emplois du temps dans une culpabilité constante. Son amie Alice seconde un restaurant en vue de la capitale et peine à se remettre de sa séparation, malgré le soutien de son ado. Lucie, leur richissime comparse, à la tête d’une famille nombreuse, est obsédée par la bonne tenue de son bonheur conjugal. Quant à Eva, la quatrième, elle rêve de devenir mère elle aussi. De leurs cahiers de texte de collégiennes à leurs plannings surbookés, ces working mums sont entrées sans s’en rendre compte dans la cour des grandes. Héroïnes « made in France », elles ne rêvent plus de prince charmant, de robe meringuée et d’alliances. Elles n’ont plus le temps de rêver. Crèche, école, courses, babysitters, vie sexuelle, carrière, enfants malades, corps qui fout le camp, premières rides et petits flirts, elles tentent simplement de maîtriser le tourbillon insensé qui les emporte depuis qu’elles ont dit oui. Dans un Paris de comédie romantique, ces équilibristes à l’aube de la quarantaine rient, explosent, galèrent, textotent, aiment et espèrent, car au fond les mères de famille auront toujours quinze ans. Leur vie ne fait que commencer.

Mon avis …

J’ai passé toute une semaine en compagnie de ces quatre femmes, ces quatre amies. Non pas parce que la lecture était laborieuse ou difficile, mais au contraire parce que je l’appréciais. Plonger dans les pages de ce livre était un vrai plaisir, un moment d’évasion et d’humour. Finalement, c’est comme si on retrouvait des copines. Voilà l’effet qu’a le roman d’Adèle Bréau.

Si on s’attend à un livre léger, ce n’est pas forcément ce que l’on trouve dans ce livre. Il s’agit davantage de la vie de femmes, reproduite avec beaucoup de réalisme. L’auteur insiste d’ailleurs beaucoup sur les aspects les plus pénibles de la vie de femme ou de la vie de couple : la routine qui s’installe, la difficile conciliation entre vie professionnelle et rôle de maman, le corps qui a du mal à se remettre d’une grossesse. Elle n’embellit rien. Tout cela est partie intégrante du roman et j’ai trouvé qu’il y avait un ton très juste dans la façon dont l’auteur aborde ces sujets.

J’ai aimé que l’on parle enfin des femmes et des couples avec ce réalisme-là. Parce que la réalité est ainsi. Parce que dans les épreuves un peu difficiles, ces amies s’entraident. Se soutiennent. Parce que la vie de couple n’est pas un long fleuve tranquille et que ce sont ces étapes compliquées qui sont au centre du roman. Parce qu’être une femme, c’est passer par des moments de remise en question, de doute. Parce que si la vie était simple, vaudrait-elle la peine d’être vécue ? Certains pourraient sans doute trouver le roman un peu déprimant mais, pour ma part, j’ai aimé cette justesse, ces épreuves à franchir et surtout l’humour avec lequel l’auteur a choisi d’écrire son histoire. Il permet au roman d’être léger à sa façon.

« Bien sur, j’aurais aimé que ça marche, qu’on soit l’un de ces rares couples qui surmontent les enfants, les tentations, les premières rides et le cul qui s’en va. J’aurais aimé qu’on fasse mentir ceux qui prétendent que le réchauffé ça ne marche jamais. J’aurais aimé qu’on se tienne la main, à quatre-vingts ans, dans notre appartement en lisant des romans qu’on se serait échangés. J’aurais aimé n’avoir eu qu’un seul grand amour. Mais j’étais sans doute trop idéaliste. Peut-être qu’avoir plusieurs grands amours, c’est ça, la vie. Et peut-être que j’y ai droit. »

Les femmes de ce roman sont très différentes les unes des autres, que ce soit au niveau de leur caractère ou de leur mode de vie. Elles peuvent être certaines fois un peu agaçantes par leur comportement mais l’auteur réussit toujours à les rendre attachantes, quoi qu’elles fassent. Il y a quelque chose qui les unit, comme si elles étaient prêtes à tout pour s’aider. Comme si l’amitié surpassait le reste.

Je ne pensais pas que j’allais aimer autant ce roman, au point qu’avant même de l’avoir terminé, j’ai décidé de m’acheter la suite (« Les jeux de garçons ») que je veux à tout prix lire. Ce n’est pas parce que l’attente est insoutenable mais, en réalité, parce que j’ai envie de les retrouver. De retrouver ces femmes et de lire le point de vue des hommes dans cette histoire. Je ne pense pas pouvoir résister non plus à la lecture du tome 3 qui vient de sortir (« Les devoirs de vacances »).

Pour résumer …

Le couple, la maternité, la vie de femme, l’amitié. Un livre à la fois drôle, frais et léger, mais profond et qui évoque les crises que peut traverser une femme de sa vie de maman, d’épouse, de femme. Un ton juste et un réalisme qui rendent le récit très prenant, et surtout un sens de l’amitié qui donne l’impression que plonger dans les pages de ce livre, c’est retrouver un groupe d’amies.

Ma note : ★★★★★☆
(17/20)

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7 réflexions au sujet de « La Cour des Grandes • Adèle Bréau »

  1. Je suis d’accord avec toi 🙂 j’ai aussi aimé le réalisme de ce roman, j’ai vibré avec ces 4 femmes tant elles sont attachantes. Et contrairement à ce que pensent les autres lecteurs, je trouve pas du tout l’histoire superficielle… bien au contraire. Merci de m’avoir fait découvrir ce roman par ton club de lecture 🙂 j’ai prévu aussi de m’acheter les suites !

  2. salut ! j’avoue qu’après avoir terminé ce livre, j’avais un avis mitigé mais plus j’y repense plus je me dis que ce livre est plus que réaliste derrière l’humour ! on a même l’impression de lire ce qui se passe chez le voisin et peut être un peu chez soi et c’est quelque peu déplaisant. Mais c’est vrai que ces personnages féminins sont rafraichissants par leurs crédibilités, comme tu dis le physique qui change avec le temps et les grossesses! la routine qui s’installe etc. Les romances plus ou moins érotiques nous dépeignent le plus souvent des personnages trop parfaits donc là le choc est rude c’est sûr ! j’ai aussi « jeux de garçon » en poche mais j’ai préféré finalement ne pas enchainer avec cette lecture pour ne pas me blaser !

  3. Je m’attendais à une lecture légère, un peu un Sex and the city, mais avec des femmes mariées françaises. Et pourtant, ce livre traite de sujets assez sérieux et très intéressants à suivre. J’ai adoré ces quatre femmes, certaines plus que d’autres. Et j’ai très envie de découvrir le point de vue des hommes dans la suite !

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