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– Rentrée Littéraire 2016 : Les titres que je souhaite lire (#2)

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Il y a quelques jours, je vous présentais des titres de la rentrée littéraire de septembre qui m’intéressaient (voir l’article ici). Il y en a tellement que d’autres articles vont être nécessaires pour que je puisse tous les passer en revue, et en voici donc plein d’autres pour satisfaire votre curiosité (et la mienne).

Rentrée Littéraire 2016 (#2)

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Avec la mort en tenue de bataille, de José Alvarez
(Albin Michel, le 17/08/16)

Lorsqu’éclate la guerre d’Espagne, Inès, respectable mère de famille mariée à un capitaine au long cours retenu à Buenos Aires, se retrouve sans nouvelles de ses cinq enfants qu’elle avait cru mettre à l’abri en les envoyant en France. Confrontée à la trahison de son confident de toujours, le père Alfonso, sa nature profonde se révèle avec toute la fougue qui est la sienne. Avec la complicité d’un médecin pour lequel elle nourrit une attirance grandissante, elle se jette à corps perdu sur les traces de ses enfants dans le maelström sanglant de la lutte fratricide qui déchire son pays. La belle Inès se métamorphose peu à peu en combattante intrépide. Faisant fi des jeux de pouvoir exacerbés entre les différentes factions politiques, elle prend goût à sa liberté nouvelle et se découvre femme aimante.

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Les mains lâchées, de Anaïs Llobet
(Plon, le 18/08/16)

Madel, journaliste française aux Philippines, passe quelques jours à Tacloban, la ville natale de son petit ami, Jan, quand un typhon s’invite sur l’île. Une vague de six mètres dévaste tout sur son passage en emportant plus de 7.000 personnes. Madel échappe à la noyade, mais Jan a disparu. Elle tente d’assumer son rôle de son journaliste malgré le choc et la douleur.

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Parmi les loups et les bandits, de Atticus Lish
(Buchet/Chastel, le 18/08/16)

C’est dans un New York spectral, encore en proie aux secousses de l’après-11 Septembre, que s’amorce l’improbable histoire de Zou Lei, une clandestine chinoise d’origine ouïghoure errant de petits boulots en rafles, et de Brad Skinner, un vétéran de la guerre d’Irak meurtri par les vicissitudes des combats. Ensemble, ils arpentent le Queens et cherchent un refuge, un havre, au sens propre comme figuré. L’amour fou de ses outlaws modernes les mènera au pire, mais avant, Lish prend le soin de nous décrire magistralement cette Amérique d’en bas, aliénée, sans cesse confinée alors même qu’elle est condamnée à errer dans les rues. Il nous livre l’histoire de ces hommes et de ces femmes qui font le corps organique de la grande ville : clandestins, main-d’œuvre sous-payée, chair à canon, achevant sous nos yeux les derniers vestiges du rêve américain.

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Pechblende, de Jean-Yves Lacroix
(Albin Michel, le 18/08/16)

Il y a très peu de vrais morts : Les cimetières sont remplis de fraudeurs. Et nos têtes sont pleines de fantômes. 1938. Embauché dans une librairie de livres anciens où se pressent les écrivains de l’entre-deux guerres, Lucien apprend avec la même passion les règles du métier, jusqu’à l’art de la contrefaçon, et celles de l’amour fou. Il s’est épris de Laura, étudiante en physique au Collège de France qui fait auprès de Frédéric Joliot-Curie des recherches sur la scission de l’atome à partir du dioxyde d’uranium, la pechblende, littéralement « la pierre qui porte malheur ». Mais la guerre qui éclate va tout bouleverser et replonger le jeune apprenti dans les secrets de son enfance.

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La vie des autres, de Neel Mukherjee
(Piranha, le 19/08/16)

A Calcutta, à la fin des années 1960, Prafullanath règne en patriarche sur sa maison. Pourtant, minée par des rivalités et des secrets, la famille menace d’exploser. Supratik, l’un de ses petits-enfants, plonge dans l’activisme radical maoïste.

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Coquelicots d’Irak, de Brigitte Findakly et Lewis Trondheim (BD)
(L’Association, le 22/08/16)

L’histoire de B. Findakly, coloriste et épouse de L. Trondheim. Née en Irak au début des années 1960 d’un père irakien et d’une mère française, elle passe son enfance à Mossoul, puis s’exile en France au début des années 1970. Le récit décrit le quotidien, les difficultés administratives, sociales et culturelles liées à l’immigration.

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Ciel percé, de Léa Lescure
(Kero, le 24/08/16)

Eva est danseuse. Après la mort accidentelle de sa compagne, elle élève Clément qu’elle a eu d’un amant de passage. Ces derniers temps, Eva passe de plus en plus souvent par des phases d’absence, ou au contraire d’euphorie, elle tient parfois des discours irrationnels. Ses proches doivent composer avec ses changements d’humeur et sa logique toute personnelle. Amir, avec qui elle refait sa vie, est partagé entre amour pour elle et abattement ; Clément, le fils surdoué, qui, malgré son jeune âge, comprend que sa mère change ; Nora, la meilleure amie, rongée par la culpabilité. Et Eva au milieu qui lutte pour ne pas voler en éclats.

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The Girls, de Emma Cline
(La Table Ronde, le 25/08/16)

Le Nord de la Californie, à l’époque tourmentée de la fin des années 1960. Evie Boyd a quatorze ans, elle vit seule avec sa mère, que son père vient de quitter. Fille unique et mal dans sa peau, elle n’a que Connie, son amie d’enfance. Mais les deux amies se disputent dès le début de l’été qui précède le départ en pension d’Evie. Un après-midi, elle aperçoit dans le parc où elle est venue traîner, un groupe de filles dont la liberté, les tenues débraillées et l’atmosphère d’abandon qui les entoure la fascinent. Très vite, Evie tombe sous la coupe de Suzanne, l’aînée de cette bande, et se laisse entraîner dans le cercle d’une secte et de son leader charismatique, Russell. Caché dans les collines, leur ranch est aussi étrange que délabré, mais aux yeux d’Evie, il est exotique, excitant, électrique, et elle veut à tout prix s’y faire accepter. Tandis qu’elle passe de moins en moins de temps chez sa mère, et tandis que son obsession pour Suzanne va grandissant, Evie ne s’aperçoit pas qu’elle s’approche à grands pas d’une violence impensable, et de ce moment dans la vie d’une adolescente où tout peut basculer.

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Je m’appelle Léon, de Kit de Waal
(Kero, le 25/08/16)

Leon, 9 ans, est un garçon courageux. Quand un jour sa mère n’arrive plus à se lever le matin, il s’occupe de son demi-frère Jake. Quand l’assistante sociale emmène les deux garçons chez Maureen au gros ventre et aux bras de boxeur, c’est lui qui sait de quoi le bébé a besoin. Mais quand on lui enlève son frère et qu’on lui dit que chez ses nouveaux parents il n’y a pas de place pour un grand garçon à la peau sombre, c’en est trop. Heureusement Leon rencontre Tufty, qui est grand et fort, qui fait du vélo comme lui et qui, dans son jardin, lui apprend comment prendre soin d’une petite plante fragile. Mais Leon n’oublie pas sa promesse de retrouver Jake et de réunir les siens comme avant. Le jour où il entend une conversation qui ne lui était pas destinée, il décide de passer à l’action…

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Nos âmes la nuit, de Kent Haruf
(Robert Laffont, le 01/09/16)

Dans la petite ville de Holt, Colorado, dans une Amérique profonde et isolée, Addie, une septuagénaire, veuve depuis des décennies, fait une étrange proposition à son voisin, Louis, également veuf : voudrait-il bien passer de temps à autre la nuit avec elle, simplement pour parler, pour se tenir compagnie ? La solitude est parfois si dure… Bravant les cancans, Louis se rend donc régulièrement chez Addie. Ainsi commence une très belle histoire d’amour, lente et paisible, faite de confidences chuchotées dans la nuit, de mots de réconfort et d’encouragement. Une nouvelle jeunesse apaisée, toute teintée du bonheur de vieillir ensemble. Mais voilà, les choses ne vont pas se passer si simplement, les cancans vont bon train, et les familles s’en mêlent… Que va-t-il advenir de cette bulle de douceur si précieuse qu’Addie et Louis avaient réussi à construire ?

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Le pactole, de Cynthia d’Aprix Sweeney
(Fleuve Editions, le 08/09/16)

Bea, Melody, Jack et Leo n’ont pas grand-chose en commun si ce n’est le joli héritage laissé par leur père, qui doit leur être distribué le jour des quarante ans de la benjamine. Mais le jour J, c’est la soupe à la grimace. Les trois « petits » découvrent que leur aîné, Leo, séducteur et égoïste, a dilapidé le magot. Les hostilités sont lancées ; la fratrie exige que Leo la rembourse. C’est le début d’une guerre des tranchées qui va réveiller de vieilles rancunes, briser d’anciens tabous, mais aussi leur permettre de renouer des liens qu’ils croyaient rompus pour toujours…

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Les petites chaises rouges, de Edna O’Brien
(Sabine Wespieser, le 08/09/16)

Dès qu’il franchit le seuil de l’unique pub ouvert dans ce trou perdu d’Irlande, l’étranger suscite la fascination. Vladimir Dragan est originaire du Monténégro. Il entend s’établir comme guérisseur. On lui trouve un logement, un cabinet médical, et sa première cliente, une des quatre nonnes du lieu, sort de sa séance totalement régénérée. Rien d’étonnant à ce que Fidelma, très belle et mariée à un homme bien plus âgé qu’elle, tombe sous le charme. L’idylle s’interrompt quand Dragan est arrêté. Recherché par toutes les polices, il a vécu à Cloonoila sous un faux nom. Inculpé pour génocide, nettoyage ethnique, massacres, tortures, il est emmené à La Haye, où il rendra compte de ses crimes. Le titre choisi par Edna O’Brien s’éclaire alors, ainsi que l’introduction rappelant que 11 541 petites chaises rouges avaient été installées à Sarajevo en 2012 pour commémorer la mémoire des victimes du siège.

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Délivances, de Toni Morrison
(10/18, le 15/09/16)

L’histoire de Lula Ann Bridewell, enfant maltraitée, qui a fait un faux témoignage pour plaire à sa mère et passe sa vie à essayer de se racheter en combattant le racisme.

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Hikikomori, de Jeff Backhaus
(Milady, le 23/09/16)

Cela fait maintenant trois ans que Thomas Tessler vit cloîtré dans sa chambre. Un mur le sépare de son épouse, Silke, à qui il ne parle plus. Parce qu’il ne sait pas survivre à la perte de son enfant, Thomas s’est emmuré vivant dans son appartement de Manhattan. Il est un hikikomori. Silke s’est renseignée sur ce syndrome typiquement japonais et, en dernier ressort, se résout à tenter l’étrange solution importée de ce pays : louer les services d’une « petite soeur », une jeune femme payée pour venir s’asseoir tous les jours devant la porte de son mari, renouer le contact et le faire sortir de son isolement. Par tous les moyens. Megumi, une jeune vendeuse de pâtisseries, accepte la mission. Une façon pour elle de faire face à son propre passé et de fuir un présent trop douloureux.

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Si la lune éclaire nos pas, de Nadia Hashimi
(Milady, le 21/10/16)

Kaboul est entre les mains des talibans. Depuis que son mari, considéré comme un ennemi du régime, a été assassiné, Fereiba est livrée à elle-même. Si elle ne veut pas connaître le même sort que son mari, elle doit fuir. Après avoir vendu le peu qu’elle possède, elle entreprend un voyage périlleux avec ses trois enfants, dans l’espoir de trouver refuge chez sa sœur, à Londres. Comme des milliers d’autres, elle traverse l’Iran, la Turquie, la Grèce, l’Italie et la France. Hélas, les routes de l’exil sont semées d’embûches : que devra-t-elle sacrifier pour de meilleurs lendemains ?

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