BD Adulte

La tristesse de l’éléphant • Nicolas Antona et Nina Jacqmin

Cette bande dessinée est sortie il y a bientôt un an et j’ai mis du temps avant de l’avoir dans ma bibliothèque (elle m’a été offerte à Noël dernier) et à la lire. Il y avait pourtant quelque chose qui m’intriguait beaucoup dans cette parution et je n’avais aucun doute quant au fait que j’allais énormément l’apprécier.

Résumé …

L’histoire se passe en France au début des années 60. Elle met en scène Louis, un jeune homme un peu rondouillard, pas le style de garçon qui plait aux femmes. Orphelin, il grandira jusqu’à sa majorité dans un orphelinat, élevé par les frères jésuites. Son embonpoint naturel et ses problèmes de vue ne plaident pas en sa faveur lors de l’adoption, il verra ses camarades partir les uns après les autres. De toute façon, il n’a pas vraiment d’amis, Louis est le souffre-douleur de tous. Les seuls bons moments que connait Louis, sont ceux qu’il passe dans le cirque Marcos qui vient planter son chapiteau dans un terrain vague de la ville. Là, tout s’illumine en lui, il sourit, il s’égaie et puis il y Clara, la dompteuse d’éléphants.

Mon avis …

D’un point de vue assez extérieur, au regard de la couverture notamment, j’ai cru que cette BD serait plutôt à destination de la jeunesse et que son thème serait celui de l’acceptation de l’autre et de la différence. Ce n’est pas du tout une BD pour les enfants mais bien au contraire, pour les adultes. Quant aux sujets, il y a en effet ces thèmes-là dans cette BD mais ils ne sont pas véritablement au coeur de l’histoire. Il s’agit bien davantage d’une magnifique, merveilleuse, histoire d’amour. De celles que l’on n’oublie pas. Qui nous racontent l’amour absolu, que rien ne peut entraver. Ni la distance, ni le temps, ni les difficultés.

Comme le laissent présager la couverture et le titre, il y a beaucoup de tristesse qui se dégage de cette BD. Les dessins, notamment, sont assez sombres et mélancoliques. C’est toute cette ambiance qui donne à cette BD toute son émotion, aussi. On ne peut qu’être profondément ému à la lecture de cette histoire qui, année après année, nous raconte cette histoire d’amour hors du commun, qui évolue au rythme de la venue du cirque et du temps qui passe.

Même si l’histoire est très triste, ce qui en ressort, c’est surtout sa beauté et la force des sentiments que ressentent Louis et Clara. Peu importe que rien ne soit facile, ils s’aiment et cela surpasse tout. On s’évade grâce aux tours de cirque, on apprend à s’attacher aux animaux et notamment à Pégase, l’adorable éléphant qui symbolise à lui seul cet amour.

J’ai été bouleversée par cette lecture et je tiens à souligner mon coup de coeur absolu pour les dessins de Nina Jacqmin qui est pour moi une révélation totale. Son style ressort de chacune des pages et elle a réussi à donner à cette histoire une ampleur toute particulière et une ambiance si spéciale qu’elle lui est réellement propre. J’espère de tout coeur que les auteurs travailleront à nouveau ensemble car ils réussissent à créer de la magie avec des mots et un crayon et je suis tout simplement charmée.

Pour résumer …

Un très gros coup de coeur pour cette histoire d’amour magnifique et cet ouvrage qui, à travers sa tristesse et sa mélancolie, réussit à nous charmer avec une beauté unique de son histoire et de ses dessins. C’est tout simplement sublime.

Ma note : ★★★★★★
(20/20)

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6 réflexions au sujet de « La tristesse de l’éléphant • Nicolas Antona et Nina Jacqmin »

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