Jeunesse

Tortues à l’infini • John Green

Quand Gallimard Jeunesse m’a proposé de recevoir le nouveau roman tant attendu de John Green, j’ai bien entendu accepté. Après avoir lu Qui es-tu Alaska il y a maintenant 10 ans, puis Nos étoiles contraires 6 ans plus tard, j’étais curieuse de savoir ce qu’il écrirait cette fois-ci. Merci à Gallimard pour cette lecture.

Résumé …

Aza, seize ans, n’avait pas l’intention de tenter de résoudre l’énigme de ce milliardaire en fuite, Russell Pickett. Mais une récompense de cent mille dollars est en jeu, et sa Meilleure et Plus Intrépide Amie Daisy a très envie de mener l’enquête. Ensemble, elles vont traverser la petite distance et les grands écarts qui les séparent du fils de Russell Pickett : Davis. Aza essaye d’être une bonne détective, une bonne amie, une bonne fille pour sa mère, une bonne élève, tout en étant prise dans la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles. Aza, Daisy, Davis, trio improbable, trouvent en chemin d’autres mystères et d’autres vérités, celles de la résilience, de l’amour et de l’amitié indéfectible.

Mon avis …

Tortues à l’infini est considéré par John Green comme son roman le plus important et le plus personnel. Cela a de quoi intriguer, et connaissant son talent pour raconter l’adolescence et ses maux, j’avais des attentes vis-à-vis de cette lecture. Le début fut compliqué puisque je n’ai pas réussi tout de suite à percevoir l’intérêt du roman. Aza est une héroïne particulière et j’ai mis un long moment avant d’apprendre à vraiment la connaître et à sentir tout son potentiel.

L’histoire du départ est celle d’une enquête que va mener Aza et son amie Daisy pour retrouver un homme disparu, qui s’avère être aussi le père de Davis. Cet aspect-là de l’histoire ne m’a pas vraiment intéressée, mais fort heureusement, il n’est qu’une forme de prétexte pour évoquer d’autres sujets bien plus profonds. J’ai donc été soulagée de ne pas avoir abandonné ce livre au bout de 100 pages comme j’en ai eu envie à un moment. Il vaut la peine de persévérer, vraiment.

Aza souffre de troubles mentaux. Plus précisément de TOC (troubles obsessionnels compulsifs), qui lui gâchent la vie au quotidien. Qui l’empêchent de vivre normalement. Parce qu’elle est envahie de pensées qui la rendent folle. Plus précisément, elle est germaphobe. Elle a peur d’être contaminée par des bactéries extérieures, de mourir de cela. De l’extérieur, on peut penser que c’est un désagrément minime, mais chez Aza, cela impacte entièrement sa vie. Elle ne peut résister aux pensées qui s’emparent d’elle, qui lui imposent son comportement, aussi fou et dangereux soit-il.

Il y a de très beaux messages dans ce roman, et ce que j’ai aimé le plus est sans doute de n’y retrouver aucun cliché habituel en littérature jeunesse. Au contraire, John Green écrit sur les liens qui se tissent entre différentes personnes. Il nous parle d’amitié, d’amour, d’acceptation de l’autre, même s’il ne correspond pas à notre idéal. Même s’il semble étrange, bizarre, incompréhensible. Cet homme est doué pour nous rappeler ce qu’est l’adolescence, pour nous faire replonger dans cette période de transition de nos vies, au cours de laquelle on devient l’adulte que nous resterons. Et surtout, il décrit avec une grande précision la cohabitation avec des troubles psychiques envahissants.

Pour résumer …

Chaque roman de John Green raconte l’adolescence avec justesse et simplicité, et c’est une nouvelle fois le cas avec Tortues à l’infini. Cette histoire est celle de l’amour, de l’amitié mais aussi du quotidien d’une personne atteinte de troubles psychiques.

Ma note : ★★★★★☆
(16/20)

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