Parutions littéraires

Rentrée littéraire • Janvier 2018 : Les parutions qui m’intéressent

Voilà plusieurs semaines déjà que je cherche des titres qui pourraient m’intéresser dans la rentrée littéraire d’hiver, et comme chaque année, mon enthousiasme pour cette rentrée est encore plus fort que pour celle de septembre. Sans doute parce que la rentrée littéraire étrangère est un peu plus fournie, et que cela promet de grands moments de lectures ! Voici donc une liste de sorties de janvier que je souhaitais partager avec vous.

03 janvier 2018 : Un autre Brooklyn, de Jacqueline Woodson (Stock)

« La première fois que j’ai vu Sylvia, Angela et Gigi, ce fut au cours de cet été-là. Elles marchaient dans notre rue, en short et débardeur, bras dessus bras dessous, têtes rejetées en arrière, secouées de rire. Je les ai suivies du regard jusqu’à ce qu’elles disparaissent, me demandant qui elles étaient, comment elles s’y étaient prises pour… devenir. »

03 janvier 2018 : Syd, Gavin, John Lennon et moi, de Val Emmich (HarperCollins)

Gavin ne se remet pas de la mort de son compagnon, Sydney. Après avoir mis le feu à tout ce qui le ramène à sa vie avec lui (autant dire qu’il lui reste peu de choses !), il part trouver refuge chez un couple d’amis et fait la connaissance de Joan, leur fille – dont Sydney lui avait déjà parlé et qui, âgée de dix ans est dotée d’une mémoire autobiographique supérieure (comprendre : elle se souvient de tout). Liant rapidement amitié, Joan et Gavin concluent un marché. Si Joan raconte jusque dans les moindres détails les souvenirs qu’elle a de Sydney, Gavin l’aidera avec les paroles d’une chanson qu’elle veut d’écrire… pour ne jamais être oubliée. Un peu à la manière de son idole, John Lennon.

03 janvier 2018 : Les loyautés, de Delphine de Vigan (JC Lattès)

Théo, enfant du divorce, entraîne son ami Mathis sur des terrains dangereux. Hélène, professeur de collège à l’enfance violentée, s’inquiète pour Théo : serait-il en danger dans sa famille ? Quant à Cécile, la mère de Mathis, elle voit son équilibre familial vaciller, au moment où elle aurait besoin de soutien pour protéger son fils. Les loyautés sont autant de liens invisibles qui relient et enchaînent ces quatre personnages.

03 janvier 2018 : Le pouvoir, de Naomi Alderman (Calmann-Levy)

Du jour au lendemain, aux quatre coins du monde, des adolescentes découvrent qu’elles sont capables de générer de leurs doigts une puissante décharge électrique qui leur permet de se défendre ou d’agresser. Dorénavant, elles n’ont plus à se laisser dominer par les hommes et rien ne les empêche de prendre le pouvoir. Roxy, Allie, Margaret et Tunde sont témoins de ce bouleversement.

04 janvier 2018 : Une vie comme les autres, de Hanya Yanagihara (Buchet Chastel)

Épopée romanesque d’une incroyable intensité, chronique poignante de l’amitié masculine contemporaine, Une vie comme les autres interroge de manière saisissante nos dispositions à l’empathie et l’endurance de chacun à la souffrance, la sienne propre comme celle d’autrui. On y suit sur quelques dizaines d’années quatre amis de fac venus conquérir New York. Willem, l’acteur à la beauté ravageuse et ami indéfectible, JB, l’artiste peintre aussi ambitieux et talentueux qu’il peut être cruel, Malcolm, l’architecte qui attend son heure dans un prestigieux cabinet new-yorkais, et surtout Jude, le plus mystérieux d’entre eux. Au fil des années, il s’affirme comme le soleil noir de leur quatuor, celui autour duquel les relations s’approfondissent et se compliquent, cependant que leurs vies professionnelles et sociales prennent de l’ampleur.

04 janvier 2018 : Edgar et Lucy, de Victor Lodato (Liana Levi)

Edgar est un petit garçon de huit ans à la peau trop blanche et à l’imagination trop fertile. Il vit dans le New Jersey entre une jeune mère paumée et distante, Lucy, et une grand-mère aimante et attentionnée, Florence. Un lien fort et fragile unit les deux femmes qui ont été toutes deux terrassées par le suicide de Frank, le père de l’enfant. Sur ce lien l’enfant avance comme un funambule, dans une existence ponctuée par les rituels et les histoires qu’il s’invente. Grâce à sa grand-mère il se sent protégé. Mais l’absence du père et les incartades amoureuses de sa mère le perturbent considérablement. Difficile pour lui de comprendre comment son père est mort et pourquoi sa mère fréquente un homme à ses yeux repoussant. Le décès de la vieille dame finit de rompre le précaire équilibre de sa vie. Ivre de tristesse, il accepte de monter dans le pick-up d’un homme qui vole à son secours lors d’une bagarre d’enfants. Mais la main secourable qui se tend n’est peut-être pas celle qu’il aurait fallu saisir.

04 janvier 2018 : Un jardin de sable, de Earl Thompson (Monsieur Toussaint L’ouverture)

Jacky, né au Kansas à l’aube de la Grande Dépression, porte le désespoir et la misère comme une seconde peau. Témoin malgré lui de toutes les turpitudes, il se nourrit d’un monde où prévalent la brutalité, le sexe et le mépris. Sa jeunesse est un combat dans les bas-fonds de l’humanité pour se libérer de son destin et remonter à la surface.

04 janvier 2018 : Manquent à l’appel, de Giorgio Scianna (Liana Lévi)

Quatre adolescents italiens fascinés par la propagande de Daech partent en vacances ensemble en Grèce et disparaissent. Nul ne sait ce qu’ils sont devenus jusqu’au retour de Lorenzo qui se mure dans le silence. Apprenant que l’un de ses anciens camarades est mort à Damas, il se décide à parler, expliquant comment ils ont été séduits et piégés par les images véhiculées sur Internet.

04 janvier 2018 : Trois amours de ma jeunesse, de Danièle Saint-Bois (Julliard)

Comment apprend-on à se construire dans les années soixante-dix, à la campagne, quand on est une jeune femme attirée par d’autres femmes ? À l’époque, Danièle est mariée, élève ses trois enfants. Une vie conforme aux attentes de sa famille. Seule la littérature lui ouvre d’autres horizons. Sa rencontre avec Mia la foudroie. Mais comment s’assurer que ses sentiments sont réciproques ? Du souvenir de cette passion resurgissent, comme de poupées russes, d’autres visages : ceux de Frankie, adolescente qui fut son premier coup de foudre sur les bancs de l’école, puis de Linda, dont elle tomba amoureuse à la veille de son mariage.

09 janvier 2018 : Le lilas ne refleurit qu’après un hiver rigoureux, de Martha Hall Kelly (Charleston)

À New York, Caroline Ferriday travaille au consulat français. Mais lorsque les armées hitlériennes envahissent la Pologne en septembre 1939, c’est tout son quotidien qui va être bouleversé. De l’autre côté de l’océan, Kasia Kuzmerick, une adolescente polonaise, renonce à son enfance pour rejoindre la Résistance. Mais la moindre erreur peut être fatale. Quant à l’ambitieuse Herta Oberheuser, médecin allemand, la proposition que lui fait le gouvernement SS va lui permettre de montrer enfin toutes ses capacités. Mais une fois embauchée, elle va se retrouver sous la domination des hommes… Les vies de ces trois femmes seront liées à jamais lorsque Kasia est envoyée à Ravensbrück, le tristement célèbre camp de concentration pour femmes. À travers les continents, de New York à Paris, de l’Allemagne à la Pologne, Caroline et Kasia vont tout tenter pour que l’Histoire n’oublie jamais les atrocités commises.

10 janvier 2018 : Larmes blanches, de Hari Kunzru (JC Lattès)

Carter et Seth, âgés d’une vingtaine d’années, appartiennent a des mondes opposés. Le premier est l’héritier d’une grande fortune américaine, l’autre est un misfit social sans le sou, timide et maladroit. Ils forment un tandem uni par une passion commune, la musique, qu’ils écoutent dans leur studio. Seth, obsédé par le son, enregistre par hasard un chanteur de blues inconnu dans Washington Square. Carter, enthousiasmé par la mélodie, l’envoie sur Internet, prétendant que c’est un disque de blues des années 20, un vinyle perdu depuis longtemps, œuvre d’un musicien obscur, Charlie Shaw. Lorsqu’un vieux collectionneur les contacte pour leur dire que leur faux musicien de blues a réellement existé, Seth accompagné par Leonie, la sœur de Carter, partent dans le Mississipi sur les traces de ce personnage.

10 janvier 2018 : Les passagers du siècle, de Viktor Lazlo (Grasset)

Une grande fresque romanesque sur cinq générations et trois continents, qui nous fait traverser la guerre de 1870, celle de 14-18 et celle de 39-45, et qui tresse, au hasard de l’histoire et du destin des personnages, deux des plus grandes tragédies du XIXème et du XXème : celle de la traite négrière et celle de la Shoah. D’un côté, la lignée de Yamissi, née en 1850 sur les rives du fleuve Oubangui, arrachée aux siens, vendue comme esclave dans l’île de Gorée au Sénégal, elle traverse l’Atlantique dans les cales du dernier bateau négrier à destination de Cuba. Rachetée à Santiago par l’exécuteur de la vente lui-même, un polonais du nom d’Ephraïm Sodorowski, tombé amoureux d’elle, les soubresauts de la guerre d’indépendance vont les ramener ensemble en Europe… De l’autre, la lignée d’Izaak Wotchek, juif polonais originaire du petit village de Bialystock, qui va connaître les utopies politiques (Bund, mouvements anarchistes, etc.) et toutes les tragédies qui vont décimer les familles juives de la Mitteleuropa. Dans un bordel de Dantzig, en 1906, le fils d’Izaak, Samuel Wotchek, et Josefa, fille de Yamissi, vont se rencontrer et s’aimer. Tous deux croient possible de refaire leur vie en Martinique… mais peut-on durablement tourner le dos à la souffrance des siens à l’autre bout du monde ?

10 janvier 2018 : Zenobia, de Morten Dürr (Marabout)

Amina, 10 ans, est placée par son oncle sur un bateau de réfugiés pour fuir la Syrie. La mer est agitée et la petite fille est projeté hors du canoë, dans la mer glacée. En coulant lentement vers le fond, elle se remémore sa vie d’avant, les jeux avec sa maman, la nourriture qu’elle lui préparait. Elle repense également à Zenobia, reine et guerrière conquérante de la Syrie antique.

10 janvier 2018 : Les trois filles d’Eve, d’Elif Shafak (Flammarion)

Mariée à un riche promoteur, Peri assiste à un grand dîner dans une somptueuse villa du Bosphore. Au cours du repas, chacun commente les événements dramatiques que traverse la Turquie pendant qu’elle repense à sa jeunesse, à l’affrontement entre son père laïc et sa mère très pieuse, puis étudiante à Oxford entre ses deux amies : Shirin, Iranienne émancipée, et Mona, musulmane pratiquante et féministe. Elle se remémore aussi sa rencontre avec Azur, le flamboyant professeur de philosophie qui les a réunies. Cette soirée pas comme les autres fera ressortir les contradictions de la femme d’aujourd’hui et les impasses dans lesquelles se débat une société coincée entre tradition et modernité.

11 janvier 2018 : Ne m’oublie pas, de Victoria Stevens (Hugo New Way)

Je me souviens que tu avais toujours raison, même quand je voulais à tout prix que tu aies tort. Je me souviens des gâteaux que tu cuisinais quand j’étais triste, et des histoires qu’on lisait ensemble auprès du feu. Je me souviens que tu affirmais que même quelque chose d’aussi petit qu’un flocon de neige pouvait changer le monde. Tu me manques maman, mais je me souviens de tout… À la mort de sa mère, Hazel est envoyée en Australie chez un homme qu’elle connaît à peine, laissant derrière elle tout ce qu’elle a toujours aimé. Mais le soleil, la mer et le sable blond sont bien trop futiles pour consoler sa peine. Jusqu’au jour où elle rencontre Red et Luca, des frères jumeaux qui vivent dans la maison d’à côté. Elle commence à réaliser qu’elle passe sans doute à côté de sa vie. Alors qu’elle tente de se reconstruire peu à peu, elle va comprendre qu’elle n’est pas la seule à lutter contre ses fantômes. Mais peut-elle accepter si facilement qu’un coeur brisé peut parfois guérir ?

11 janvier 2018 : Cet été-là à Blumental, de Ursula Werner (Mercure de France)

Juillet 1944. À Blumental, tout près de la Suisse, la famille Eberhardt, grand-mère, fille et petites-filles est venue se mettre à l’abri des bombardements sur Berlin. On voit rarement le grand-père, haut dignitaire du régime nazi. Il fait très beau, cet été-là… Mais on commence à réaliser que l’Allemagne va perdre la guerre… Mais le pasteur de la petite ville a de bien étranges activités clandestines… Et Marina, sa complice, la fille du général Eberhardt, ministre de l’économie d’Hitler, cache des enfants juifs jusque dans la cave de la maison de son père — ce que ce dernier va finir par découvrir…

17 janvier 2018 : La première fois qu’on m’a embrassée, je suis morte, de Colleen Oakley (Milady)

Jubilee Jenkins est allergique au contact humain et se cloître chez elle. Pourtant, à la mort de sa mère, elle doit affronter le monde et se réfugie à la bibliothèque municipale, où elle trouve un travail. Elle y rencontre Eric Keegan, un homme divorcé qui vient de s’installer en ville avec son fils adoptif. Bien qu’Eric ne comprenne pas pourquoi Jubilee le tient à distance, il est sous le charme.

17 janvier 2017 : Le choix d’une mère, de Sinead Moriarty (Milady)

Anéantie par la liaison de son mari qui a fait éclater leur famille, Kate remonte peu à peu la pente. Mais l’épreuve ultime arrive avec la découverte du cancer de sa fille Jess. Avec son fils de 18 ans qui ressent une haine profonde pour son père, son fils de 7 ans désorienté et un ex-mari démissionnaire, Kate sait qu’elle doit tout faire pour ses enfants, quitte à commettre l’impensable.

19 janvier 2018 : Lolito, de Ben Brooks (La Belle Colère)

Etgar a la vie devant lui mais ne veut rien en faire. Etgar a des problèmes d’ado et des peurs adultes. Etgar veut seulement regarder des documentaires et des comédies, mais ne peut s’empêcher de cliquer sur les vidéos virales les plus sadiques. Etgar est encore un gamin, mais écrit déjà des lettres imaginaires à ses propres enfants à ne pas naître. Etgar n’aimerait boire que du thé, mais s’enfile bière sur bière. Les amis d’Etgar pleurent, comme lui, mais lorsqu’ils discutent, c’est toujours en rigolant. Il parcourt les rues grises de sa ville, mais c’est sur Internet qu’Etgar est trahi. C’est aussi là qu’il va découvrir l’amour, un amour chaleureux et étrange, dans le confort d’une femme mûre, aussi impuissante face à la vie que lui.

24 janvier 2018 : Algériennes : 1954-1962, de Meralli et Deloupy (Marabout)

Béatrice, 50 ans, dont le père a fait la guerre d’Algérie, découvre qu’elle est une enfant d’appelé. Elle interroge ses parents, brisant un tabou qui perdure depuis cinquante ans. Elle se met en quête de ce passé au travers d’histoires de femmes pendant la guerre d’Algérie : Moudjahidates résistantes, Algériennes victimes d’attentats ou encore Françaises pieds noirs.

31 janvier 2017 : Un peu, beaucoup, à la folie, de Liane Moriarty (Albin Michel)

Sam et Clementine ont une vie de rêve : deux petites filles, un nouveau travail pour Sam et l’audition de sa carrière pour Clementine, violoncelliste. L’amie d’enfance de cette dernière, Erika, les invite à un barbecue chez ses voisins, Tiffany et Vid. Alors que l’amitié entre les deux femmes s’est compliquée, le couple accepte l’invitation, mais rien ne se déroule comme prévu.

Vous laisserez-vous tenter par certaines de ces parutions ?

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14 réflexions au sujet de « Rentrée littéraire • Janvier 2018 : Les parutions qui m’intéressent »

  1. « Les loyautés » de Delphine de Vigan, « Manquent à l’appel » de Giorgio Scianna et « Ne m’oublie pas » de Victoria Stevens me tentent beaucoup. Mais je n’ai pas encore pu voir tous les livres de cette rentrée. J’attends tes avis avec impatience !

  2. Une bien jolie sélection.
    J’attends avec hâte le dernier Delphine de Vigan et le nouveau roman de Pierre Lemaitre.
    Je n’ai toujours pas découvert Elif Shafak, mais le résumé de celui que tu présentes me tente bien !

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