Cinéma

Dernier film vu : Love, Simon

Parmi mes lectures de romans ados, « Simon, 16 ans, Homo Sapiens » est de celles qui m’ont beaucoup marquée. Je l’ai lue en 2015, avant que le roman ne soit renommé « Love, Simon » à l’occasion de la sortie du film au cinéma. Quand on a aimé un roman, on est souvient très curieux de voir son adaptation sur grand écran. Celle-ci avait d’excellentes critiques et j’avais donc hâte de pouvoir la visionner.

Synopsis : On mérite tous une première grande histoire d’amour. Pourtant pour le jeune Simon, c’est compliqué. Il a une vie normale, dans une famille qu’il adore, et est entouré d’amis extraordinaires, mais il garde pour lui un grand secret : personne ne sait qu’il est gay et il ne connaît pas l’identité de son premier coup de coeur, avec qui il communique en ligne. Alors que son secret est menacé d’être révélé, la vie de Simon bascule dans une aventure aussi drôle que bouleversante… Ses amis prendront alors une place essentielle pour l’aider à changer sa vie et découvrir le premier amour.

Etant donné que j’ai lu le livre il y’a trois ans, je ne saurais trop donner d’avis sur l’adaptation. Les détails du roman m’ont échappée, et je me suis donc concentrée sur le film, oubliant presque que j’avais lu le roman. Le fait est que j’ai beaucoup aimé. Ce n’est pas un coup de coeur car j’ai trouvé que l’accent était très « teen moovie », avec beaucoup de passages au lycée, de discussions d’ados, de soirées d’ados, ce qui fait qu’en tant qu’adulte je m’y suis moins retrouvée, mais j’ai trouvé le film très réaliste, et très représentatif de ce qu’un ado peut vivre.

J’ai notamment beaucoup aimé la place accordée aux réseaux sociaux et au web en général, et le mal qu’ils peuvent faire autour d’eux. Ils sont désormais omniprésents dans la vie de chaque adolescent, et chacun peut à tout moment être pris pour cible, ce qui est dramatique et destructeur, on le sait. Ce film montre bien ce contraste entre le meilleur d’internet, avec la rencontre entre Simon et Blue, mais également le pire, qui révèle les facettes les moins brillantes de chacun ‘entre nous.

Le gros point positif de ce film est vraiment de nous mettre dans le peau d’un ado, et ici dans le peau d’un ado gay, qui garde ce secret pour lui, et qui chaque jour doit tout faire pour que personne ne se rende compte qu’il n’est pas attiré par les filles, mais qu’il rêve secrètement des garçons. Quand Simon commence sa correspondance virtuelle avec Blue, un garçon gay de son lycée dont il ne connait ni le nom ni l’apparence, il peut enfin être lui-même.

Comme pour le roman, j’ai adoré les messages transmis par ce film. On ne peut qu’être écoeurés de cette société dans laquelle il est tellement injuste qu’on doive même faire un « coming out ». Ce que ce film met en avant est à mon sens tellement tellement pertinent, et en me plaçant dans la peau de Simon, j’ai ressenti tellement d’injustice, et j’ai compris le courage de ces personnes gay qui doivent annoncer à tout leur entourage qu’ils ne sont pas hétérosexuels, en sachant pertinemment qu’ils vont être ensuite regardés différemment, ou simplement décevoir les personnes qu’ils aiment. Ce film nous donne envie de rêver à une société plus ouverte, qui ne supposerait pas instantanément qu’une personne est hétérosexuelle parce c’est la « norme », et qui permettrait à chacun d’être heureux, épanoui et accepté pleinement.

Je crois que ce genre de films peut faire beaucoup de bien autour de lui et donner de la force à beaucoup d’adolescents qui sauront se reconnaitre en Simon. Mais bien plus encore, il peut permettre à tous d’ouvrir les yeux, aux parents sur leurs enfants, et à nous tous sur nos amis, notre entourage, afin de veiller à ne jamais empêcher quiconque d’être entièrement lui-même.

Ma note : ★★★★☆

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5 réflexions au sujet de « Dernier film vu : Love, Simon »

  1. Comme toi, je n’ai pas trouvé en ce film un chef-d’œuvre mais il est sympa, rafraîchissant et, effectivement, il fait du « bien autour de lui », j’aime beaucoup la façon dont tu le formules ! 🙂 Ce que je retiendrai le plus, c’est cette remarque sur le « coming-out » obligatoire, avec cette petite scène très pertinente où il imagine ce que ça donnerait pour des hétéros qui fait très bien ressortir le ridicule et l’injustice de cette situation.

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