Parutions littéraires

Rentrée littéraire d’hiver • Janvier 2020

La rentrée littéraire de septembre n’est pas si loin que, déjà, il est l’heure de découvrir les parutions de celle d’hiver. Je vous propose donc ma sélection pour l’occasion, avec des livres qui sortiront en janvier.

02 janvier 2020 : Là où chantent les écrevisses, de Delia Owens (Seuil)

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur  » la Fille des marais  » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent. A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie. Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

02 janvier 2020 : Sauf que c’étaient des enfants, de Gabrielle Tuloup (Philippe Rey)

Le roman émouvant d’un bouleversement intérieur chez une jeune femme, déclenché par un fait divers. Un matin, la police entre dans un collège de Stains. Huit élèves, huit garçons, sont suspectés de viol en réunion sur une fille de la cité voisine, Fatima. Leur interpellation fait exploser le quotidien de chacun des adultes qui entourent les enfants. En quoi sont-ils, eux aussi, responsables ? Il y a les parents, le principal, les surveillants, et une professeure de français, Emma, dont la réaction extrêmement vive surprend tout le monde. Tandis que l’événement ravive en elle des souvenirs douloureux, Emma s’interroge : face à ce qu’a subi Fatima, a-t-elle seulement le droit de se sentir victime ? Car il est des zones grises où la violence ne dit pas toujours son nom…

02 janvier 2020 : La femme révélée, de Gaëlle Nohant (Grasset)

Paris, 1950. Eliza Donneley se cache sous un nom d’emprunt dans un hôtel miteux. Elle a abandonné brusquement une vie dorée à Chicago, un mari fortuné et un enfant chéri, emportant quelques affaires, son Rolleiflex et la photo de son petit garçon. Pourquoi la jeune femme s’est-elle enfuie au risque de tout perdre ? Vite dépouillée de toutes ressources, désorientée, seule dans une ville inconnue, Eliza devenue Violet doit se réinventer. Au fil des rencontres, elle trouve un job de garde d’enfants et part à la découverte d’un Paris où la grisaille de l’après-guerre s’éclaire d’un désir de vie retrouvé, au son des clubs de jazz de Saint-Germain-des-Prés. A travers l’objectif de son appareil photo, Violet apprivoise la ville, saisit l’humanité des humbles et des invisibles. Dans cette vie précaire et encombrée de secrets, elle se découvre des forces et une liberté nouvelle, tisse des amitiés profondes et se laisse traverser par le souffle d’une passion amoureuse. Mais comment vivre traquée, déchirée par le manque de son fils et la douleur de l’exil ? Comment apaiser les terreurs qui l’ont poussée à fuir son pays et les siens ? Et comment, surtout, se pardonner d’être partie ? Vingt ans plus tard, au printemps 1968, Violet peut enfin revenir à Chicago. Elle retrouve une ville chauffée à blanc par le mouvement des droits civiques, l’opposition à la guerre du Vietnam et l’assassinat de Martin Luther King. Partie à la recherche de son fils, elle est entraînée au plus près des émeutes qui font rage au cœur de la cité. Une fois encore, Violet prend tous les risques et suit avec détermination son destin, quels que soient les sacrifices.

02 janvier 2020 : Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins, de Alejandro Palomas (Cherche-Midi)

C’est l’histoire d’un petit garçon débordant d’imagination qui voue un amour sans bornes à Mary Poppins. L’histoire d’un père un peu bougon, qui vit seul avec ce fils sensible et rêveur dont il a du mal à accepter le caractère. D’une institutrice qui s’inquiète confusément pour l’un de ses élèves qui vit un peu trop dans ses rêves. D’une psychologue scolaire à qui on envoie un petit garçon qui a l’air d’aller beaucoup trop bien. Quel mystère se cache derrière cette apparence si tranquille, et pourtant si fragile ?

02 janvier 2020 : Romance, d’Arnaud Cathrine (Collection R)

C’est le mojito.
C’est un léger accident.
C’est parce qu’il n’a pas rencontré de fille.
C’est parce que je n’ai pas rencontré de garçon.
C’était juste pour essayer.
C’est pour avoir tout fait ensemble.
C’est pour tous les amis pareil.
C’est entre lui et moi.
C’est la première et la dernière fois.
C’est rien.
Ça va passer.

02 janvier 2020 : Le jour de nos adieux, de Jeff Zentner (Pocket Jeunesse)

Carver n’aurait jamais pensé qu’en envoyant ce message, il tuerait ses trois meilleurs amis. Mais en y répondant, celui qui conduisait n’a pas vu le camion arriver. Rongé par le remords, Carver fait de son mieux pour venir en aide aux familles des victimes. Soutenu par Jesmyn, qui a perdu son petit ami dans l’accident, il organise une série de « journées d’adieux » en mémoire des disparus. Chaque famille réagit différemment. Carver doit affronter la haine, le ressentiment et l’incrédulité de tous en plus de son propre deuil. Parviendra-t-il à obtenir leur clémence et à se pardonner ?

03 janvier 2020 : La prière des oiseaux, de Chigozie Obioma (Buchet / Chastel)

Chinonso, un éleveur de volailles du Nigeria, croise une jeune femme sur le point de se précipiter du haut d’un pont. Terrifié, il tente d’empêcher le drame et sauve la malheureuse Ndali. Cet épisode va les lier indéfectiblement. Mais leur union est impossible : Ndali vient d’une riche famille et fréquente l’université, alors que Chinonso n’est qu’un modeste fermier…

08 janvier 2020 : Le journal de Nisha, de Veera Hiranandani (Hatier Jeunesse)

Nisha, passionnée de cuisine, et son frère jumeau Amil, artiste et dyslexique, de père hindou et de mère musulmane, évoquent les conflits identitaires en Inde. Un roman épistolaire sur la pluri-identité.

08 janvier 2020 : A l’ombre des loups, de Alvydas Slepikas (Flammarion)

Alors que la Seconde Guerre mondiale vient de s’achever, femmes et enfants allemands sont exposés à l’avancée de l’armée soviétique victorieuse en Prusse-Orientale. Dépossédés de leurs biens, craignant pour leur vie, ils endurent la faim et le froid, tandis qu’autour d’eux tout n’est plus que désolation. Leur unique espoir est de gagner la Lituanie voisine pour trouver à se nourrir : malgré la menace omniprésente des soldats russes, certains enfants décident d’entamer le périlleux voyage. La forêt sombre et inquiétante devient alors l’un des seuls refuges de ceux que l’Histoire appellera les  » enfants-loups « . Dans ce roman bouleversant, Alvydas Slepikas fait revivre plusieurs de ces destinées en s’inspirant du témoignage de deux survivantes. A ce terrible hiver, dont on sent presque la morsure du froid, il prête une poésie et une beauté aussi inattendues que fascinantes, qui confèrent à ce livre une force irrésistible.

08 janvier 2020 : Le bruit de la soie, de Sonia Velton (Préludes)

En 1768, à Londres, Esther Thorel, épouse d’un entrepreneur de la soie, propose à Sara Kemp un emploi de domestique dans sa demeure de Spitalfields. Loin d’être reconnaissante, celle-ci se lasse et se met en tête de découvrir le secret de la maîtresse de maison. Depuis toujours, Esther dessine et rêve que son mari Elias la laisse créer des motifs pour ses soieries.

08 janvier 2020 : Disparaître, de Mathieu Menegaux (Grasset)

Une jeune femme met fin à ses jours à Paris, dans le XVIII° arrondissement. Un homme est retrouvé noyé sur une plage, à Saint-Jean Cap Ferrat, sans que personne soit en mesure de l’identifier : le séjour en mer l’a défiguré, et l’extrémité de chacun de ses doigts a été brûlée. Quel lien unit ces deux affaires ? Qui a pris tant de soin à préserver l’anonymat du noyé, et pour quelles raisons ? Qu’est-ce qui peut pousser un homme ou une femme à vouloir disparaître ?

08 janvier 2020 : A la vie !, de L’homme étoilé (Calmann-Lévy)

Un roman graphique relatant le quotidien d’un infirmier dans un service de soins palliatifs avec pudeur et humour.

08 janvier 2020 : Au rythme de notre colère, de Guy Gunaratne (Grasset)

Dans une cité du nord de Londres, trois amis s’apprêtent à se retrouver pour disputer un match de foot au pied des quatre tours où ils ont grandi : Yusuf le fils de l’ancien imam de la mosquée aujourd’hui décédé, Selvon pour qui le sport est l’unique chemin vers la liberté, et Ardan dont les talents de rappeur sont encore étouffés par sa timidité. Le premier est d’origine pakistanaise, le deuxième antillaise, le dernier irlandaise. Des racines différentes et pourtant un même destin qui se profile dans ces rues qui suintent la violence, et que nous arpentons avec eux pendant les 48 heures suivant la diffusion d’une vidéo qui enflamme la cité. Sur les écrans on peut voir le meurtrier d’un soldat britannique, qui avait achevé le militaire avec un couteau de boucher, appeler au Jihad dans les rues de Londres. L’assassin est un jeune noir islamiste qui portait les mêmes baskets que Yusuf, Selvon et Ardan, avec « son visage, comme un miroir, qui réfléchissait la peur et la confusion de [leur] cœur. » La cité est désormais prise en étau entre les manifestations de skinheads venus en découdre et de jeunes musulmans animés par la haine de l’Occident, endoctrinés par le nouvel imam de la mosquée. La rage gronde et envahit la cité, replongeant la mère d’Ardan dans son passé lorsque sa famille, membre de l’IRA, baignait dans une insoutenable violence quotidienne ; ramenant également le père de Selvon à l’époque de son arrivée en Angleterre depuis les Antilles, et au racisme électrique qui l’avait alors accueilli. Pour les trois amis et leur famille, ces deux journées vont être douloureuses et cruciales, car dans ces rues de Londres, la colère est indispensable à la survie.

08 janvier 2020 : 10 minutes et 38 secondes dans ce monde étrange, de Elif Shafak (Flammarion)

Et si notre esprit fonctionnait encore quelques instants après notre mort biologique ? 10 minutes et 38 secondes exactement. C’est ce qui arrive à Tequila Leila, prostituée brutalement assassinée dans une rue d’Istanbul. Du fond de la benne à ordures dans laquelle on l’a jetée, elle entreprend alors un voyage vertigineux au gré de ses souvenirs, d’Anatolie jusqu’aux quartiers les plus mal famés de la ville.

08 janvier 2020 : Les amants météores, de Eloïse Cohen de Timary (JC Lattès)

Un soir, dans un bar, Marianne fait la rencontre de Virgile, un paysagiste talentueux, fantasque et homosexuel. Très vite, c’est l’évidence : ils s’aiment comme on ne s’aime qu’une fois. Des rues de Paris aux plages bretonnes, leur amour a le goût citronné et sec de la margarita, celui des huîtres iodées, des bons vins et des soirées déjantées ; leurs coeurs s’accordent au rythme de Patti Smith, Janis Joplin et de la variété italienne des années 80. Ensemble, Marianne et Virgile mènent une vie de fête et de gaieté, ils ont des projets d’avenir, et bientôt aussi le désir d’avoir un enfant. Jusqu’au jour où leur ciel va brusquement s’assombrir, et leur quotidien se muer en une lutte effrénée pour sauver l’amour et les rêves. Roman d’une passion fulgurante et incandescente, Les amants météores explore la grande histoire d’amour d’une vie, la fragilité du temps qui passe et la soif de liberté qui nous étreint.

08 janvier 2020 : Le silence d’Isra, de Etaf Rum (Editions de l’Observatoire)

Palestine, 1990. Isra, 17 ans, préfère lire en cachette et s’évader dans les méandres de son imagination plutôt que de s’essayer à séduire les prétendants que son père a choisis pour elle. Mais ses rêves de liberté tournent court : avant même son dix-huitième anniversaire, la jeune fille est mariée et forcée de s’installer à Brooklyn, où vit son époux et sa nouvelle famille. La tête encore pleine de chimères adolescentes, Isra espère trouver aux États-Unis une vie meilleure mais déchante vite : les femmes sont cloitrées à la maison, avec les enfants ; les maris, peu loquaces, travaillent jour et nuit. Invisible aux yeux du monde, la jeune fille autrefois rêveuse disparaît peu à peu face à la tyrannie de sa belle-mère et la pression étouffante de devoir donner naissance à un fils. Mais comble du déshonneur, Isra ne met au monde que des filles, dont la fougueuse Deya…

Brooklyn, 2008. Deya, 18 ans, est en âge d’être mariée. Elle vit avec ses sœurs et ses grands-parents, qui lui cherchent déjà un fiancé. Mais la révolte gronde en Deya, qui rêve d’aller à l’université et se souvient combien sa mère était malheureuse, recluse et seule. Alors qu’est révélé un secret bien gardé, Deya découvre que les femmes de sa famille sont plus rebelles que ce qu’elle croyait et y puise la force de changer enfin le cours de son destin.

08 janvier 2020 : Le bal des ombres, de Joseph O’Connor (Rivages)

1878, Londres. Trois personnages gravitent autour du théâtre du Lyceum : Ellen Terry, la Sarah Bernhardt anglaise ; Henry Irving, célèbre tragédien shakespearien ; et Bram Stoker, futur auteur de Dracula. Loin d’une légende dorée, la destinée de Stoker se révèle chaotique. Dans ce livre inventif, Joseph O’Connor utilise toutes les ressources du romanesque. Le lecteur tombe sous le charme de la repartie cinglante d’Ellen, des caprices tonitruants de Henry et de ce comte mystérieux tapi dans l’imagination de Bram. Le Bal des ombres récrée le Londres victorien, entre splendeur et décadence. On peut presque toucher du doigt le velours rouge du théâtre, entendre la voix d’Oscar Wilde ou sentir la menace de Jack l’Eventreur… Roman d’amitié et d’amour, Le Bal des ombres célèbre le pouvoir infini de la création.

09 janvier 2020 : Rivage de la colère, de Caroline Laurent (Les Escales)

Au coeur de l’océan Indien, ce roman de l’exil met à jour un drame historique méconnu. Et nous offre aussi la peinture d’un amour impossible. Août 1967. Après 157 ans de présence coloniale britannique, l’île Maurice accède à l’indépendance. Pour Marie Ladouceur, qui vit sur l’île de Diego Garcia aux Chagos, un archipel rattaché à Maurice, c’est un non-événement. La seule chose qui lui importe alors est d’aimer, et surtout de se faire aimer d’un jeune homme à la silhouette d’oiseau, Gabriel Neymorin. Marie a vingt-deux ans, deux fossettes dans les joues, une peau noire aux reflets d’or. Depuis toujours elle va pieds nus, sans chaussures ni brides pour l’entraver, libre. Elle sait que Gabriel, venu spécialement de Maurice pour seconder l’administrateur de l’île, est tout ce qu’elle n’est pas : un bourgeois, un intellectuel, un  » bon créole « . Et alors ? Les mois passent et la vie, imperceptiblement, bascule. Gabriel l’évite. Le bateau de ravitaillement ne fait plus escale aux Chagos. Des gens disparaissent sans donner de nouvelles. Jusqu’à la catastrophe finale.

15 janvier 2020 : Le réseau Alice, de Kate Quinn (Hauteville)

Un an après le début de la Grande Guerre, Eve Gardiner brûle de prendre part à la lutte contre les Allemands et est recrutée comme espionne. Envoyée dans la France occupée, elle est formée par Lili, nom de code : Alice, qui dirige un vaste réseau d’agents secrets pour lutter contre l’ennemi. Trente ans plus tard, hantée par la trahison qui a provoqué le démantèlement du réseau Alice, Eve, devenue alcoolique, vit recluse. Jusqu’au jour où Charlie, une jeune étudiante qui souhaite retrouver sa cousine disparue en France pendant la dernière guerre, déboule chez elle en prononçant un nom qu’elle n’a pas entendu depuis des décennies. Leur rencontre les entraînera dans une mission visant à découvrir une vérité trop longtemps enterrée.

15 janvier 2020 : Le bûcher, de Perumal Murugan (Stéphane Marsan)

Kumaresan n’est encore qu’un enfant lorsque son père trouve la mort dans un accident. Fils unique, c’est à lui qu’il revient de prendre soin de sa mère et d’assurer sa subsistance dans le village isolé du sud de l’Inde où il a vu le jour. Alors il va travailler à l’usine, met le soda en bouteille, et va le livrer à bicyclette dans les échoppes le long de la route. C’est là que, des années plus tard, il fait la rencontre de Saroja. Tout à coup, c’est l’amour fou. Mais c’est aussi un amour interdit, car Saroja n’est pas de la même caste que lui. Avec la fougue de la jeunesse, ils se marient clandestinement avant de regagner ensemble le village de Kumaresan. Le jeune homme croit naïvement qu’il finira par avoir raison des réticences des siens et par faire accepter sa femme au village. Mais le piège se referme sur eux jour après jour.

15 janvier 2020 : Comme une comédie romantique, de Rachel Winters (Hauteville)

Evie Summers a presque trente ans, et travaille dans une agence audiovisuelle spécialisée dans la conception de scénarios. Condamnée à n’être qu’une assistante depuis des années, elle attend sa promotion avec impatience. Seulement voilà, si elle n’arrive pas à convaincre Ezra Chester d’achever son scénario de comédie romantique, non seulement elle n’aura pas sa promotion, mais elle perdra son boulot. Seul hic, Ezra a l’angoisse de la page blanche, et il ne se remettra au travail qu’à une condition : Evie doit lui prouver qu’on peut aussi tomber amoureux dans la vraie vie. Prête à tout pour sauver l’agence en péril, la jeune femme va rencontrer Ezra comme Harry rencontre Sally et comme Hugh Grant rencontre Julia Roberts.

16 janvier 2020 : Les optimistes, de Rebecca Makkai (Les Escales)

Du Chicago des années 1980 au Paris d’aujourd’hui, une épopée puissante sur le pouvoir de l’amitié face à la tragédie. Chicago, 1985. La carrière de Yale Tishman, jeune galeriste, s’apprête à décoller lorsque l’épidémie de sida frappe Chicago de plein fouet. Très vite, le virus s’immisce dans son entourage, et tout s’effondre autour de Yale. Bientôt, il ne lui reste plus que Fiona, la petite soeur de son meilleur ami Nico. 2015. Fiona se rend à Paris, à la recherche de sa fille devenue membre d’une secte. Logée chez une vieille connaissance, elle s’autorise enfin à revenir sur le traumatisme de sa jeunesse. Rebecca Makkai nous plonge au coeur d’une époque marquée par la rage et la panique, et brosse les sublimes portraits de personnages brisés qui, au milieu du chaos, n’auront pourtant de cesse de trouver la beauté et l’espoir.

21 janvier 2020 : Le chant de nos filles, de Deb Spera (Charleston)

1924, Caroline du Sud. Trois femmes à la croisée des chemins. Alors que la région se remet encore de l’infestation de charançons qui a dévasté les plantations et l’économie, Gertrude, une mère de quatre enfants, doit prendre une décision immorale pour sauver ses filles de la famine et échapper à la mort aux mains d’un mari violent. Retta navigue dans un monde difficile en tant qu’esclave affranchie de première génération, toujours employée par les Coles qui ont autrefois été propriétaires de sa famille. Annie, la matriarche de la famille Coles, doit faire face à la terrible vérité qui a déchiré sa famille. Ces trois femmes n’ont apparemment rien en commun ; elles sont pourtant liées par les terribles injustices qui sévissent depuis longtemps dans leur petite ville et auxquelles elles décident de faire face.

22 janvier 2020 : L’amant, de Kan Takahama (Rue de Sèvres)

La narratrice, c’est l’autrice elle-même. Elle a 15 ans et vit en Indochine avec sa mère, veuve et ses deux frères. Pensionnaire dans un lycée pour étudier les mathématiques, elle ne rêve que de devenir écrivain. Sur le bac qui traverse le fleuve séparant son lycée de sa pension, elle fait la connaissance d’un riche chinois. Ils tombent éperdument amoureux et commencent une relation faite d’amour et d’argent qui durera un an et demi durant lequel ils se verront régulièrement. Marguerite devra faire face à la honte, la peur, la jalousie et parvenir à trouver sa place au sein d’une famille où il est difficile de s’imposer.

29 janvier 2020 : Sacrées sorcières, de Penelope Bagieu (Gallimard BD)

Les sorcières n’ont qu’un but, éliminer les enfants qu’elles détestent, grâce à leur apparence tout à fait ordinaire. Un jeune garçon qui vit avec sa grand-mère, chasseuse de sorcières, apprend à les reconnaître à ses dépens, tout en déjouant un complot mené par la Grandissime sorcière.

29 janvier 2020 : Neuf parfaits étrangers, de Liane Moriarty (Albin Michel)

Dix jours dans une station thermale peuvent-ils vraiment vous changer à tout jamais ? Neuf parfaits étrangers sont sur le point de le découvrir…

Certaines de ces parutions vous tentent-elles ?

11 réflexions au sujet de « Rentrée littéraire d’hiver • Janvier 2020 »

  1. Les amants météores va aller direct sur ma wishlist ^^ Les 3/4 des livres de cette liste ont l’air top mais sans doute plus pour plus tard ^^

  2. Oh, mais il y a des tas de choses qui m’ont l’air bien intéressantes pour la prochaine rentrée littéraire d’hiver !

    J’aime bien l’écriture de Gaëlle Nohant, même si le résumé ne me tente pas plus que ça, je garde un oeil. Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins me fait de l’oeil rien qu’avec son titre et son intrigue mystérieuse ! Tout comme Mojito, très nébuleux. Et le bal des ombres, s’il parle du trio Ellen Terry, Bram Stocker et Henry Irving, je dis oui sans hésiter, j’adore cette période historique et leurs relations à ces trois-là !

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