Jeunesse

Dites aux loups que je suis chez moi • Carol Rifka Brunt

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Voilà plus de trois mois que ce livre a rejoint ma PAL. Lorsque je l’ai découvert, un peu par hasard, j’ai eu un pressentiment concernant cette histoire et je remercie mille fois les éditions Buchet / Chastel de m’avoir permis de lire cette merveille.

Résumé …

Nous sommes au milieu des années 1980, aux États-Unis. June est une adolescente taciturne, écrasée par une sœur aînée histrionique et des parents aussi absents qu’ennuyeux. Depuis sa banlieue triste du New Jersey, elle rêve d’art et de son oncle Finn, un peintre new-yorkais reconnu. Mais Finn est très affaibli et meurt bientôt de cette maladie qu’on n’évoque qu’à demi-mot, le sida. Inconsolable, la jeune fille se lie d’amitié avec un homme étrange, Toby, qui se présente comme l’ami de Finn. Confrontée à l’incompréhension de son entourage, et à la réalité d’une maladie encore honteuse, June va brusquement basculer dans le monde des adultes et son hypocrisie.

Mon avis …

Autant ne pas faire durer le suspense plus longtemps et être claire dès le départ : ce roman est un énorme, gigantesque coup de coeur. C’est sans hésiter qu’il rejoint la liste de mes romans préférés et il aura incontestablement marqué mon année 2015. Si je m’attendais à découvrir une belle histoire, je ne pensais absolument pas succomber à ce point pour ce roman. Il s’agit d’une merveille de la littérature qui s’adresse tout autant aux ados qu’aux adultes puisque le personnage principal est une jeune adolescente, et c’est ce qui m’a plu également, le caractère un peu universel de ce roman, mais aussi le fait qu’il prouve que des romans de grande qualité peuvent se trouver dans les rayons de littérature jeunesse.

Carol Rifka Brunt a réussi à écrire un roman qui atteint la perfection. Son écriture est incroyable car chaque mot qu’elle utilise nous emporte et c’est la sensibilité si présente tout au long du roman qui a fait que j’ai été si touchée par cette histoire. En évoquant le Sida du point de vue d’une adolescente dans les années 80, l’auteur évoque cette maladie à une époque où elle était si mal connue, si mal comprise également. En se confrontant à la maladie et au décès de son oncle dont elle était si proche, qui était même la personne la plus importante dans sa vie, June va définitivement sortir de l’enfance et ouvrir les yeux sur la complexité du monde et de la vie en tant que telle. Elle va aussi réaliser qu’elle ignorait beaucoup de choses sur son oncle Finn, des aspects qu’elle n’avait souvent pas voulu voir, et sa rencontre avec Toby, le petit ami de Finn, va lui faire prendre conscience que ce dernier a malgré tout laissé des traces derrière lui, dans lesquelles elle peut retrouver un peu de lui.

J’ai été très émue par la relation entre June et son oncle, mais peut-être plus émue encore par sa rencontre avec Toby, rejeté par toute la famille de Finn et pointé du doigts comme le responsable de la mort de Finn. Bien que très jeune, June comprend beaucoup de choses de la vie et a une façon d’appréhender le monde qui lui est propre. Sa manière de vouloir sans arrêt se faire son propre avis, de ne jamais vouloir renoncer et d’aimer si fort Finn quitte à lui faire confiance même après sa mort fut magnifique à lire. Sa force de caractère qui la conduit à souhaiter accompagner Toby dans cette maladie qui le touche également brise le coeur d’émotion.

En liant les oeuvres d’art et le talent caché de Finn à ce roman, l’auteur dévoile un roman marquant, rayonnant et unique qui, en traitant d’un sujet aussi grave et important que celui du Sida, évoque également le passage de l’enfance à l’âge adulte. On ne peut rester insensible à cette écriture si belle, à ces personnages si forts, à l’injustice et à la douleur présentes dans ce roman. Je suis profondément heureuse d’avoir pu lire ce roman et je ne peux que le recommander mille fois car il enrichit la vie de chacun de mille et une façons.

Pour résumer …

Une merveille de la littérature, un coup de coeur comme on en a peu. Une écriture si belle, une sensibilité exacerbée et des sujets graves et importants qui font de ce roman un chef d’oeuvre. Le Sida, le passage de l’enfance à l’âge adulte, l’amour, la famille, tout cela est évoqué avec justesse et lorsque l’on se plonge dans ce roman, on ne veut tout simplement plus jamais le quitter.

Ma note : ★★★★★★
(20/20)

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18 réflexions au sujet de « Dites aux loups que je suis chez moi • Carol Rifka Brunt »

  1. Je n’avais pas spécialement envie de lire ce titre, dont le sujet me paraît bien grave et difficile mais voilà, tes mots ont fait que je pourrais bien changer d’avis ! Si je trouve ce roman à la médiathèque, je penserai à toi et je ne pourrai pas repartir sans l’emprunter ! 😉

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