Contemporain

Et puis au pire on s’aimera • Thierry Cohen

Je n’avais encore jamais eu l’occasion de lire la plume de Thierry Cohen, bien que j’en aie souvent entendu parler. J’ai donc été ravie que les éditions Plan me proposent de découvrir son nouveau roman, en librairie aujourd’hui.

Résumé …

Ça commence comme une belle histoire d’amour. Du genre… à l’eau de rose. D’ailleurs, le roman débute par une rose déposée sur le palier d’Alice, trentenaire rongée par la solitude. Il y a du mystère également, car la dite Alice ignore qui lui envoie des fleurs et, lui offre de belles déclarations. Une situation romantique à souhait mais qui peut également paraitre… quelque peu inquiétante. Tout prend donc la forme d’une comédie romantique pleine d’humour et… de doutes. Entre les copines du travail, heureuses de voir Alice ainsi courtisée, et son directeur, pressé de la licencier, Alice passe par des émotions contrastées qui la rendent tour à tour heureuse, désespérée, charmée, affolée. Tant de bouleversements dans une vie monotone sont fantastiques et perturbants à la fois. Ne sont-elles pas nombreuses, les âmes seules qui rêveraient d’être emportées par un mystère aussi romantique ? Jusqu’au jour où… ça dérape. Où le rêve devient cauchemar. Où, comme dans les cauchemars, le pire ne se révèle jamais sous la forme attendue.

Mon avis …

C’est une héroïne particulière que nous présente Thierry Cohen dès le début de son roman. Alice est trentenaire, elle vit seule, et elle est clairement dépressive. Son quotidien est plat, morne, triste. Un peu morose, sa vie n’est qu’une succession d’évènements un peu routiniers. Elle voit tout en noir, n’a aucune estime d’elle-même, se considère comme inférieure à tous ceux qu’elles croisent et surtout complètement inintéressante. Le bonheur des autres est un perpétuel reflet de l’absence de mouvement dans sa vie, et cela ne fait que la rendre bien plus triste et aigrie encore. C’est un personnage particulier à suivre, ce qui peut rendre le début de lecture un peu compliqué, car il est difficile de s’attacher à elle tant elle consacre d’énergie à démontrer qu’elle n’en vaut pas la peine.

Un jour, Alice va trouver une rose sur son palier. Elle ne sait pas de qui provient cette fleur, et cela la perturbe évidemment dans son quotidien routinier. Elle a beau chercher, elle ne voit pas qui pourrait être à l’initiative d’un tel geste romantique. Ayant si peu d’estime d’elle-même et aucun amour propre, Alice peine à croire qu’un homme s’intéresse à elle. Pourtant, jour après jour, des petites attentions vont se manifester dans son quotidien, parfois intrusives, toujours précautionneusement choisies. Entre excitation à l’idée d’être désirée par un inconnu et peur de tomber sur un fou, Alice va alors partir à la découverte de son mystérieux admirateur.

Même si Alice se sent seule, elle est malgré tout entouré d’une voisine attachante et de collègues qui vont peu à peu percer sa coquille. L’auteur choisit de présenter les points de vue de plusieurs personnages sur cette histoire, ce qui rend le roman plus intriguant encore. Au fil des pages, on comprend que cette histoire qui semble au premier abord idyllique va se transformer en situation incontrôlable, bien loin du rêve de romance espéré. Ce roman est alors à la frontière du thriller psychologique et nous tournons les pages en découvrant cette histoire d’amour qui a tout d’un conte de fées mais qui demeure finalement perturbante voire malsaine. J’ai été très surprise par les rebondissements du roman qui, clairement, joue avec le lecteur ! J’ai même eu envie de relire le début afin de saisir toutes les nuances placées dans son texte par l’auteur. L’ensemble est construit de manière très originale, et vous serez forcément surpris par le déroulé de l’histoire. Ce texte provoque aussi de nombreuses réflexions sur notre société

Pour résumer …

Thierry Cohen réserve à son lecteur bien des surprises avec ce roman à la frontière du thriller psychologique !

Ma note : ★★★★★☆
(15/20)

Cette chronique est sponsorisée.

2 réflexions au sujet de « Et puis au pire on s’aimera • Thierry Cohen »

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